S&P maintient la note de la France à « AA » malgré la hausse de la charge de sa dette
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L'agence S&P Global a décidé de maintenir la note de la France à « AA », comme elle l'avait déjà fait en juin.
Reuters
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L'agence S&P Global a décidé de maintenir la note de la France à « AA », comme elle l'avait déjà fait en juin.
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Contre vent et marée, la note de la dette française tient... pour le moment. Ce vendredi, l'agence américaine S&P Global a décidé de maintenir la note de crédit de la France à « AA » assortie d'une perspective négative. Comme en juin. S&P clôt ainsi les revues d'automne des grandes agences de notation pour la France. Elle suit la décision de Moody's qui a elle aussi maintenu la note de l'Etat français à Aa2 le 21 octobre. Mais là où Moody's attribue une perspective « stable » à sa note, S&P a une perspective négative.
S&P a maintenu en juin sa note de crédit sur la France alors que sa consoeur Fitch avait abaissé quelques semaines auparavant sa note d'un cran à "AA-", s'inquiétant alors du contexte politique et social - en pleine contestation de la réforme des retraires - susceptible de compliquer la réduction des dépenses publiques.
Lors de sa dernière révision fin octobre, Fitch a maintenu sa notation pour la France.
En revanche, fin avril, l'agence Fitch avait abaissé la note de la France d'un cran, à « AA- » en faisant état d'une « impasse politique » de nature à compliquer la tâche du gouvernement dans sa volonté de réformes, voire à encourager les dépenses.
É
conomie, Bruno Le Maire avait par ailleurs noté, la semaine dernière sur Franceinfo, qu'une dégradation de la note de la France aboutirait à jeter encore « des milliards d'euros par la fenêtre » pour payer des intérêts de dette encore possiblement renchéris par les marchés.Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Mais ce dernier, s'était montré confiant avant la publication de l'agence. « Tout est possible, c'est eux qui décident. Mais je pense que nous avons apporté des arguments solides sur la crédibilité de notre détermination à baisser la dette, à ramener les déficits sous les 3% (du PIB, d'ici 2027, NDLR) et à tenir les dépenses publiques », a commenté ce vendredi le ministre de l'Economie sur France Inter. « Les dépenses publiques nous les réduisons, les déficits nous les faisons baisser et la dette publique nous accélérons le désendettement », a-t-il souligné, promettant pour 2023 d'atteindre un déficit public équivalant de 4,9% du PIB.
É
conomie a redit sur l'antenne de Radio France que le gouvernement maintenait son objectif de croissance du PIB de 1% en 2023 et 1,4% en 2024.É
ducation.Ce fort endettement fait notamment courir des risques à court terme. Au printemps Fitch avait notamment pointé le risque d'un relèvement des taux sur la trajectoire budgétaire de Bercy. « La hausse des taux d'intérêt pourrait rendre la consolidation budgétaire encore plus difficile ». En dépit d'une maturité de long terme sur des titres de créance (8,3 ans en moyenne), « une part relativement élevée de la dette (15%) doit être remboursée dans les 12 prochains mois », a poursuivi la célèbre agence financière.
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La France ne semble donc pas être sortie du bois. « Les réformes des retraites et du travail ont plu à l'agence de notation », relevait également Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management avant la publication de la note. « Le risque resterait d'une dégradation ultérieure », observait-il, en cas notamment d'une réduction de l'endettement pas assez rapide.
(Avec agences)
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