Emploi, dette : les doutes des économistes sur les prévisions du gouvernement pour le quinquennat
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Bercy attend le verdict de l'agence de notation Standard & Poor's.
Reuters
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Bercy attend le verdict de l'agence de notation Standard & Poor's.
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À quelques jours du verdict très attendu de l'agence de notation Standard & Poor's, le stress monte dans les couloirs de Bercy. Depuis plusieurs semaines, les ministres Bruno Le Maire (Economie) et Thomas Cazenave (Comptes publics) redoublent d'efforts pour assurer du « sérieux budgétaire » de l'exécutif. Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, le duo du ministère des Finances assurent que « le quoi qu'il en coûte » est, cette fois-ci, fini.
Dans ce contexte explosif, les économistes du Cepremap (Centre pour la recherche économique et ses applications) estiment que les prévisions du gouvernement prévues dans le budget 2024 sont « optimistes ». Dans le projet de loi de finances, « l'endettement se stabilise en grande partie grâce à la croissance, pas à la réduction des déficits », taclent-ils.
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La croissance du PIB ? « Sa prévision est très forte et elle est très riche en emplois, ce qui implique un fort ralentissement de la productivité. Si la France veut tenir ses objectifs de croissance, les entreprises devront accepter de réduire leurs marges. Or, il n'y a rien d'évident à cela », explique à La Tribune, François Langot, économiste et directeur exécutif de l'Observatoire de macroéconomie du Cepremap.