COP 21 : des milliers de personnes dans la rue en Asie pour défendre le climat

Par latribune.fr  |   |  384  mots
Des milliers de personnes sont descendues à Manille pour défendre un accord ambitieux sur le climat à l'occasion de la COP 21 qui se tient à Paris. (Crédits : © Staff Photographer / Reuters)
Alors que Paris accueille à partir de lundi, le sommet mondial sur le climat, des milliers de personnes ont marché, samedi, dans les capitales asiatiques pour appeler à un accord ambitieux à l'issue de ce sommet.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi en Asie dans le cadre d'une série d'actions prévues dans le monde ce week-end pour réclamer un accord fort à Paris contre le réchauffement climatique.

Les Philippines, un des pays les plus menacés

A Manille, quelque 3.000 manifestants, selon la police, dont des dignitaires religieux, des étudiants et des militantsont ont défilé, appelant à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour atténuer le changement climatique, auquel sont attribués les cyclones et dérèglements climatiques qui frappent leur pays.

"Protégez notre maison commune", "Justice climatique", proclamaient les pancartes brandies par les manifestants.

Les Philippines sont considérées comme l'un des pays les plus menacés par le réchauffement climatique.

"Nous voulons adresser un message au reste du monde, en particulier aux dirigeants de la planète qui participant à la conférence sur le climat: notre survie n'est pas négociable", a déclaré Denise Fontanilla, porte-parole du Mouvement des peuples asiatiques sur la dette et le développement.

L'Australie ouvre la marche

Deux semaines après les pires attentats ayant frappé la France, la COP21 s'ouvre à Paris lundi sous haute sécurité en présence de quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement.

L'Australie avait donné le coup d'envoi des marches en faveur du climat vendredi, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilant à Melbourne pour un monde "propre et juste".

Samedi, quelque 5.000 personnes ont participé à Brisbane (nord-est) à une marche ouverte par des représentants des aborigènes et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectées par le changements climatiques, notamment en raison de la montée de eaux.

La politique minière australienne mise en cause

La sénatrice Larissa Waters, du parti des Verts, a estimé que la participation d'un aussi grand nombre aux marches montrait que la population australienne était opposée aux plans du gouvernement de développer la production de charbon.

"Ils ne veulent pas de nouvelles mines de charbon, il ne veulent pas de défrichage massif, ils veulent la protection de l'environnement (..)", a-t-elle affirmé à la télévision nationale.

L'Australie est un des plus gros émetteurs de la planète par habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance au charbon.