Première réunion de travail entre la ministre des Transports et la SNCF

Par latribune.fr  |   |  374  mots
Guillaume Pepy a précisé en début de semaine à la presse que "la ministre est en train de préparer sa feuille de route", dans laquelle seront inscrits "ordre de priorité des sujets, enchaînement, méthode, calendrier". (Crédits : Reuters)
Les présidents de la SNCF, Guillaume Pepy, Frédéric Saint-Geours et Patrick Jeantet, ont rencontré mercredi la ministre déléguée aux Transports, Elisabeth Borne, pour lui présenter les orientations du groupe pour les années à venir.

Premier rendez-vous officiel entre le gouvernement et la SNCF. Les présidents du groupe ferroviaire public, Guillaume Pepy, président du groupe et PDG de SNCF Mobilités, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, ont rencontré mercredi la ministre déléguée aux Transports, Elisabeth Borne pour lui présenter les orientations du groupe pour les années à venir. Au programme: reprise ou non par l'Etat des 52,8 milliards d'euros de dette du groupe public, calendrier de l'ouverture à la concurrence, ou encore projet de transformation de la SNCF.

La ministre prépare sa feuille de route

Guillaume Pepy a précisé en début de semaine à la presse que "la ministre est en train de préparer sa feuille de route", dans laquelle seront inscrits "ordre de priorité des sujets, enchaînement, méthode, calendrier". Ainsi, a-t-il ajouté, "c'est dans quelques semaines qu'on va en savoir plus sur les sujets, pas seulement SNCF, mais de politique ferroviaire". "Elle nous a dit qu'elle préparait sa feuille de route à partir du programme transports du président de la République et des priorités du gouvernement", a-t-il précisé à l'AFP.

"Les ministres doivent chacun remettre leur feuille de route pour mi-juin, qui nourrira ensuite le programme de travail du gouvernement et la déclaration de politique générale que le Premier ministre sera amené à faire devant le Parlement", a détaillé le ministère des Transports.

La dette et l'ouverture à la concurrence

Pour commencer, la question de la dette abyssale de la SNCF - 44,9 milliards d'euros pour SNCF Réseau, 7,9 milliards pour SNCF Mobilités - représente un gros dossier. En septembre, l'ancien gouvernement s'était prononcé contre une reprise, même partielle, au nom de la réduction des déficits publics. Mais, durant sa campagne, Emmanuel Macron avait ouvert la porte à une reprise.

La SNCF doit également faire face à la fin de son monopole, et à l'arrivée prochaine de la concurrence, à partir de décembre 2020 pour les lignes TGV et Intercités, et au plus tard décembre 2023 sur les lignes régionales, sur lesquelles des expérimentations pourraient toutefois être menées dès décembre 2019.

(Avec AFP)