Royaume-Uni : Uber condamné pour non-respect du droit du travail

Par latribune.fr  |   |  269  mots
La croissance très rapide du géant américain a provoqué de nombreuses polémiques.
L'entreprise américaine de VTC fait par ailleurs face à un autre contentieux en France avec l'Urssaf qui voudrait requalifier les chauffeurs en salariés.

La justice britannique a donné raison vendredi à deux chauffeurs de véhicules Uber qui avaient intenté une action en justice aux prud'hommes contre la plateforme de transports en l'accusant de ne pas respecter le droit du travail.

Selon le syndicat GMB, qui a soutenu leur plainte, ce jugement d'un tribunal londonien pourrait avoir des conséquences "majeures" sur plus de 30.000 chauffeurs en Angleterre et au Pays de Galles, car comme partout dans le monde, Uber considère ses chauffeurs comme des travailleurs indépendants.Le tribunal a ainsi accordé aux plaignants de pouvoir bénéficier de vacances, d'indemnités en cas de congés maladie, et du salaire minimum garanti par le droit du travail britannique. Et le Royaume-Uni n'est pas le seul pays où la plateforme se retrouve devant la justice.

Recours dans d'autres pays

En France, l'Urssaf poursuit Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd'hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu'il existe un "lien de subordination" entre eux et la plateforme.

Aux Etats-Unis, Uber a accepté de payer jusqu'à 100 millions de dollars pour clore deux recours collectifs, en Californie et dans le Massachusetts, qui menaçaient de changer le statut de ses chauffeurs. La croissance très rapide du géant américain a provoqué de nombreuses polémiques, en particulier avec les chauffeurs de taxis, qui l'accusent de concurrence déloyale, ou sur son modèle économique, qui dépend pour beaucoup de l'extrême flexibilité des emplois sur lesquels il s'appuie.

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(Avec AFP)