Ukraine : rencontre Etats-Unis-Russie à Paris en quête d'une sortie de crise

Par latribune.fr  |   |  360  mots
Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, rencontre ce dimanche le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Paris. (Crédits : reuters.com)
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se retrouvent ce dimanche à Paris pour tenter de résoudre cette crise inédite depuis la fin de la Guerre froide.

Rencontre au sommet à Paris : c'est dans la capitale française que le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se retrouvent ce dimanche soir pour tenter de résoudre la crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux après la prise de la Crimée. Ces négociations d'urgence sur la crise ukrainienne ont été organisées en quelques heures après un entretien téléphonique vendredi soir entre Barack Obama et Vladimir Poutine, le premier contact entre les deux chefs d'Etat depuis l'annonce par les Etats-Unis de sanctions économiques visant l'entourage proche du président russe. John Kerry, qui rentrait à Washington après une visite au Proche-Orient, a changé ses plans en cours de route pour rejoindre Paris dès samedi soir. Il a rendez-vous à 18h30 avec son homologue russe à la résidence de l'ambassadeur de Russie, après un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

 

La Crimée passe à l'heure de Moscou

A la télévision russe, Sergueï Lavrov a défendu dimanche l'idée d'un compromis, une solution « fédérale » pour l'Ukraine, donnant une plus grande autonomie aux régions de l'Est et du Sud du pays. « Nous n'avons absolument aucune intention ni aucun intérêt à franchir les frontières ukrainiennes », a-t-il affirmé. Washington aurait demandé une réponse écrite à sa proposition de retrait des troupes russes de la frontière ukrainienne. Selon des estimations américaines, quelque 40.000 soldats russes seraient massés dans cette zone. La Russie ne montre aucune intention de revenir sur son absorption à marche forcée de la Crimée. Un mois après l'arrivée des premières forces russes sur la péninsule de la mer Noire, deux semaines après le référendum jugé illégal par les Occidentaux, le territoire est considéré par Moscou comme faisant partie de la Fédération de Russie. Autre étape très symbolique, dans la nuit de samedi à dimanche, la Crimée est passée à l'heure de Moscou, en avançant de deux heures les horloges de la capitale, Simféropol.