Merkel à Ottawa pour un accord de libre-échange Europe-Canada

Par latribune.fr (avec AFP)  |   |  288  mots
Le Premier ministre canadien Stephen Harper (à gauche) et la chancelière allemande Angela Merkel (à droite) lors du sommet du G20 dans l'Ontario en 2010. Copyright Reuters
Dès mercredi, la chancelière allemande Angela Merkel se rendra à Ottawa pour entamer des négociations commerciales entre le Canada et l'Europe avec son homologue Stephen Harper. Les moyens pour résoudre la crise européenne devraient aussi être évoqués.

Séjour sous haute tension. Mercredi, Angela Merkel rencontrera le Premier ministre canadien Stephen Harper à Ottawa pour débloquer les derniers obstacles avant l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. Selon un responsable allemand sous couvert d'anonymat, les dernières réticences du pays nord-américain concernent la propriété intellectuelle, les marchés publics et certains aspects du secteur des services. Certaines provinces canadiennes craignent en effet la concurrence des entreprises européennes. Fin 2011, élus locaux et syndicats avaient d'ailleurs manifesté dans les rues pour dénoncer le manque de transparence des pourparlers, engagés depuis déjà trois ans.

La crise de la zone euro sujette à divergences

Cette rencontre bilatérale sera également l'occasion pour les deux têtes d'exécutif d'aborder les moyens de résoudre la crise de la zone euro. En dépit de relations de confiance entre le Canada et l'Allemagne, les divergences d'opinions perdurent. Alors que "l'Allemagne a été beaucoup sollicitée" pour régler la crise de la zone euro, "le Canada est le seul pays du G8 qui refuse complètement de contribuer à tout plan de relance de l'économie européenne", indique Frédéric Mérand, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, cité par l'AFP. Par ailleurs, Ottawa avait déjà signifié son refus d'augmenter sa participation financière au plan de crise du Fonds monétaire international (FMI).

"Je suis impatient d'avoir une discussion ouverte avec la chancelière Merkel et d'aborder la question des défis auxquels fait face l'économie mondiale", a néanmoins concédé Stephen Harper, lors de l'annonce de la visite de la dirigeante allemande. Signe que la grande province pourrait lâcher du lest.