La Bundesbank reste hostile au projet de rachat de dette souveraine

Par latribune.fr, avec Reuters  |   |  310  mots
Jens Weidmann, président de la Deutsche Bundesbank. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Optimiste pour 2015, le président de la Bundesbank se montre en revanche hostile au projet de rachat de dette souveraine par la Banque centrale européenne que prépare Mario Draghi.

La croissance de l'économie allemande pourrait être plus forte que prévu l'année prochaine et la situation en Europe n'est pas aussi mauvaise que beaucoup le pensent, estime le président de la Bundesbank, dans un entretien paru dans l'édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Optimiste pour l'avenir, Jens Weidmann, qui siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), se montre en revanche très hostile au projet de rachat de dette souveraine de l'institution.

La baisse du pétrole en guise de plan de relance

La BCE observe attentivement les conséquences de la baisse du cours du pétrole sur l'inflation de la zone euro et se tient prête à faire davantage pour écarter le spectre de la déflation. "Au point où en sont les choses pour le moment et si les prix du pétrole restent bas, l'inflation sera moins importante que prévu, mais la croissance sera meilleure", estime Jens Weidmann.

Début décembre, la Bundesbank a réduit de moitié sa perspective de croissance pour l'Allemagne en 2015, désormais de 1%. Elle a également revu à la baisse ses prévisions pour 2014, qui sont passées de 1,9 en juin à 1,4%. "La situation en Europe n'est pas aussi mauvaise que le pensent certains", poursuit le président de la Buba.

Une politique monétaire inutile ?

Malgré les réserves de la Bundesbank et l'opposition de Berlin, Mario Draghi, président de la BCE, prépare le terrain à un large programme de rachats d'actifs début 2015 pour éloigner définitivement le spectre de la déflation. "Un programme de relance de l'économie nous est offert (avec la baisse du prix du pétrole). Pourquoi devrions-nous y ajouter une politique monétaire ?", s'interroge Jens Weidmann, ajoutant que la BCE ne doit pas céder aux pressions des marchés financiers.