"Paris devrait donner le bon exemple en matière budgétaire" (le président de la Bundesbank)

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C'est le bilan sans concessions de la politique économique française dressé mercredi par le président de la Bundesbank, Jens Weidmann. Dans une interview publiée par Le Monde, celui qui est également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), n'a pas de doute sur la ligne que, dans un contexte de crise persistante dans la zone euro, le gouvernement français doit tenir:
Tout en concédant que "le gouvernement français a commencé à le faire, par exemple avec le pacte de responsabilité et solidarité", il insiste:
Car si la France n'est peut-être pas "l'homme malade de l'Europe" - expression dont le président de la banque centrale allemande dit se méfier -, Jens Weidmann estime néanmoins que dans des pays tels que "la France et l'Italie, les gouvernements ont reconnu depuis peu la nécessité d'engager des réformes profondes et commencent juste à mettre ces mesures en application".
Or, "une croissance saine provient de l'innovation et de la compétitivité des entreprises ainsi que de la productivité des travailleurs, et c'est ce vers quoi les pays membres doivent tendre", souligne le président de la Bundesbank, pour qui "si l'Allemagne se porte bien, c'est grâce aux mesures prises au début des années 2000".
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S'il est donc "bien entendu essentiel que l'Allemagne prenne des mesures pour
soutenir la croissance", "il est vain de chercher à gonfler l'activité économique, à court terme, avec des dépenses publiques", met en garde Jens Weidmann, se disant "sceptique quant à l'idée que l'on puisse réclamer plus de croissance durable depuis
l'extérieur".
En tentant de s'allier pour réclamer à son pays plus de mesures favorables à la croissance, la France et l'Italie font donc fausse route, selon l'Allemand:
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