"L'économie ne changera pas de direction", prévient la Bundesbank

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Les tensions géopolitiques en Europe de l'Est liées au conflit ukrainien ainsi que dans d'autres parties du monde semblent désormais peser plus lourdement sur le sentiment des entreprises, constate la Bundesbank.
"Les tensions géopolitiques en Europe de l'Est liées au conflit ukrainien ainsi que dans d'autres parties du monde semblent désormais peser plus lourdement sur le sentiment des entreprises", constate la Bundesbank. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
"Après la stagnation au deuxième trimestre, la zone euro cherche à redémarrer, mais pas au rythme que prédisaient au printemps beaucoup d'analystes", écrit la banque centrale allemande dans son rapport mensuel.

"L'économie ne changera pas de direction", estime la Bundesbank. La banque fédérale allemande se montre guère optimiste pour les perspectives du deuxième semestre et souligne la détérioration des perspectives économiques.

Elle note toutefois que "la confiance était à un niveau élevé lorsqu'elle a commencé à se dégrader" tandis que "la tendance de la demande intérieure reste orientée à la hausse".

Des analystes loin du compte

La croissance du bloc monétaire a stagné contre toute attente au deuxième trimestre, en raison à la fois d'une contraction en Allemagne et d'une expansion nulle en France, provoquant des appels en direction de la Banque centrale européenne pour qu'elle soutienne davantage l'économie.

Lire Croissance bloquée en France, contraction en Allemagne... l'horizon                        s'assombrit en zone euro

"Après la stagnation au deuxième trimestre, la zone euro cherche à redémarrer, mais pas au rythme que prédisaient au printemps beaucoup d'analystes", écrit la banque centrale allemande dans son rapport mensuel.

Très critique, elle déplore que "les indicateurs actuels jettent une ombre sur la base sur laquelle [ces] prévisions ont été élaborées, en particulier sur le fait que les tendances allaient s'améliorer davantage encore au cours de la deuxième partie de 2014".

Les conflits internationaux ont pesé

"Les tensions géopolitiques en Europe de l'Est liées au conflit ukrainien ainsi que dans d'autres parties du monde semblent désormais peser plus lourdement sur le sentiment des entreprises", constate la Bundesbank. Sanctions européennes à l'encontre de Moscou et mesures prises en représailles par la Russie en tête.

La banque fédérale allemande note toutefois que les obstacles au commerce ne concerneraient directement qu'une portion des exportations de l'Union.

L'indice Zew, qui mesure chaque mois la confiance des milieux d'affaires allemands s'est effondré de plus de 18 points en août, également en raison des tensions géopolitiques.

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Commentaires
a écrit le 18/08/2014 à 15:59 :
Ils attendent d'être touchés à leur tour ! la contagion se fera chez tous les partenaires de l'Europe ! ils délirent encore ...
Réponse de le 18/08/2014 à 17:38 :
Nein, nous pas délirer, nous pragmatiques. Vous pas pouvoir comprendre, petit Franzoze.
Réponse de le 21/08/2014 à 23:15 :
les boches nous foutent dans la merde avec leur pacte de stupidité en periode d' austerité
mais vous savez allemand la roue tourne et quand vous aurez des pb les francais vous rappelerons votre solidarite envers les pays du sud.
BOYCOTTONS LES PRODUITS ALLEMANDS
ET ONT FERA SI LA MERKEL ET CES VIEUX ALLEMANDS NE SERONS PAS DANS LA M.....!!!
a écrit le 18/08/2014 à 15:57 :
Comme on dit les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets.En plus pour arranger le tout on se créé des tensions économiques avec la Russie pour le moment (pourvu que ça dourre) digne de la guerre froide qui ne font que ralentir un peu plus une économie européenne peau de chagrin.Et chacun de camper sur ses positions,comme si il n'était pas concerné.Ce blocage ne peut nuire à terme qu'à l'Europe,une fois ce glacis économique mis en place et Poutine parti les américains récolteront le fruit de leurs stratégie géopolitique.Nous serons en Europe dans cette affaire les dindons de la farce.
a écrit le 18/08/2014 à 15:56 :
Si je traduis la position de la Buba: "On va dans le mur mais ce n'est pas de notre faute mais des entreprises qui ne sont pas à la hauteur de notre politique monétaire pourtant géniale". Si ce n'est pas de l'autisme!
Réponse de le 18/08/2014 à 16:41 :
Nan : les allemands ont devant eux les même réformes que l'Espagne ou l'Italie à faire, simplement ils partent d'une meilleur situation. Donc ce n'est pas le moment de charger la barque.

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