Arcelor confirme son entrée en Chine
La Tribune
La Tribune
Arcelor vient de faire un premier pas sur le premier marché mondial de l'acier. Comme attendu (voir ci-contre), les autorités provinciales chinoises ont autorisé ce matin le groupe à prendre une participation de 38,41% du sidérurgiste Laiwu. A terme, c'est une prise de contrôle de la société qui est visée par le groupe européen. Ce qui imposera de trouver le moyen de contourner la loi chinoise qui interdit la prise de contrôle des sidérurgistes locaux par des intérêts étrangers. La Chine est depuis 1996 le premier producteur d'acier au monde, avec 26% de la production mondiale.
Cette opération permet à Arcelor de marquer un point face à son prédateur Mittal Steel. Après l'échec essuyé mercredi sur le rachat du turc Erdemir, le sidérurgiste européen réussit aujourd'hui une opération significative de développement. Une stratégie qui peut lui permettre, à terme, de renforcer sa propre valorisation, de façon à la rendre trop coûteuse pour un acquéreur potentiel. Toujours dans le cadre de sa contre-offensive envers Mittal, Arcelor souhaite par ailleurs redistribuer généreusement à ses actionnaires un bénéfice net record, pour les convaincre de résister aux avances du sidérurgiste d'origine indienne.
Encore suspendu à l'accord des autorités centrales, la transaction annoncée ce matin porte sur 2,086 milliards de yuans, soit environ 258 millions de dollars. Détenu à 76,82% par Laigang Group, Laiwu Steel a annoncé ce matin la suspension de sa cotation à la Bourse de Shanghai, en attendant une annonce qui concernera un accord de transfert de parts avec la maison mère Laigang Group. Cette dernière produit plus de 10 millions de tonnes d'acier par an. Le chiffre d'affaires du groupe en 2004 s'est élevé à 36,2 milliards de yuans, soit 4,5 milliards de dollars et son bénéfice à 2,65 milliards de yuans (320 millions de dollars).
En Bourse, Arcelor recule de 0,16% à 20,40 euros à la clôture, vendredi.
La Tribune