« Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café
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Café Lavazza
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« Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : l’analyse du marché du café de Giuseppe Lavazza, président du groupe italien homonyme, est sans fard. Le café traverse une tempête « incroyable » depuis 2020 et la situation, malgré quelques signes de stabilisation, reste incertaine, analyse l’héritier du groupe familial fondé par son arrière-grand-père en 1895, qui a présenté ce mardi ses résultats en France.
Changement climatique, tensions géopolitiques, politique commerciale américaine erratique, spéculation : tous les ingrédients sont réunis pour une extrême volatilité des prix de la matière première dont les cours, en 5 ans, ont grimpé d’une manière jamais vue auparavant : de plus de 230 % pour l’Arabica et même 325 % pour le Robusta. « Notre budget pour acheter le café a dû augmenter d’un milliard d’euros, en passant de 600 millions d’euros en 2019 à 1,6 milliard maintenant », détaille Giuseppe Lavazza.
Sans compter la hausse des prix de l’énergie, lourde charge des torréfacteurs, et les augmentations des droits de douane décidées par Donald Trump. Un contexte dangereux pour la trésorerie du groupe, qui impose la recherche permanente d’un équilibre délicat, résume le patron italien.
Les résultats sur le marché français, le deuxième du groupe après l’Italie, illustrent la complexité de l’exercice. Si le chiffre d’affaires a crû de 9,3 % en 2025, en atteignant 519,5 millions d’euros, les volumes du groupe ont baissé drastiquement, de 16,3 % – contre 2,1 % pour l’ensemble du marché –, en raison de « l’impact de la hausse des coûts au niveau de la distribution », indique le communiqué. « Le marché est très compétitif et dynamique, et nous avons adopté des décisions stratégiques différentes de celles de nos concurrents », explique Giuseppe Lavazza.