Les espoirs autour d'une aide à la Grèce continuent de doper les valeurs bancaires

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le compartiment financier poursuit son redressement sur les principales places européennes alors que le marché spécule sur une initiative de l'Union européenne en faveur de la Grèce. Les investisseurs attendent avec fébrilité la réunion prévue ce jeudi à Bruxelles.

Déjà reparties de l'avant mardi, les valeurs bancaires continuent de soutenir le rebond des principaux indices boursiers, après avoir été fortement attaquées la semaine dernière en raison des inquiétudes sur la dette souveraine de plusieurs pays européens.

A la Bourse de Paris ce mercredi, Société Générale grimpe de 4,26% à 41,24 euros, Crédit Agricole de 3,89% à 10,80 euros et BNP Paribas reprend 3,11% à 49,82 euros. La tendance est identique partout en Europe avec un DJStoxx européen des banques en forte hausse de 3,5%.

Le secteur est toujours porté par des espoirs sur de possibles initiatives visant à apaiser les tensions liées aux finances publiques grecques. Si rien n'est encore officiel, les sources et les démentis se succédant, les marchés parient néanmoins sur un soutien des pays de la zone euro à leur voisin en difficultés.

En ligne de mire, la réunion prévue jeudi à Bruxelles entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne consacrée à l'économie, et qui devrait aborder largement les déficits et les dettes de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne à l'origine des préoccupations des investisseurs.

"Il est possible que l'UE puisse impliquer la BCE pour soutenir la Grèce", commentait ainsi mardi Ayako Sera, stratège marché de Sumitomo Trust Bank auprès de l'agence Reuters. "Les préoccupations budgétaires qui se sont propagées à l'Espagne et au Portugal pourraient s'apaiser temporairement si l'on arrive à quelque chose concernant la Grèce".

Ces spéculations permettent à l'euro de se maintenir à plus de 1,37 dollar malgré les importantes positions prises contre la devise européenne. Sur le marché obligataire, l'écart de rendement ("spread") entre les emprunts d'Etat grecs à dix ans et leur équivalent allemand a continué de se réduire autour de 290 points de base (contre 350 encore la veille).

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