Wall Street termine sans direction, pénalisée par le secteur de la santé

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les places américaines ont terminé sans tendance ce mercredi, pénalisées notamment par le secteur de la santé. Le Dow Jones gagne 0,07% à 11.125 points, le Nasdaq progresse de 0,17% à 2.504 points et le S&P 500 perd 0,10% à 1.206 points.

Wall Street est une nouvelle fois restée prudente ce mercredi, malgré une série de résultats globalement supérieurs aux attentes. Les indices new-yorkais ont terminé sans direction. Les marchés avaient ouvert en hausse, tirés par les valeurs technologiques, qui profitaient des performances trimestrielles d'Apple. Mais le secteur de la santé a par la suite pesé sur la tendance, en raison des commentaire de la société de biotechnologies Gilead Sciences qui a prévenu que ses résultats financiers seraient affectés par la réforme de la santé.

A la clôture, le Dow Jones gagne 0,07% à 11.125 points, le Nasdaq progresse de 0,17% à 2.504 points et le S&P 500 perd 0,10% à 1.206 points.

Du côté des valeurs, Apple bondit de 5,93% à 259,22 dollars. Le groupe à la pomme a une nouvelle fois nettement battu les attentes des marchés au titre de son deuxième trimestre, voyant notamment son bénéfice net presque doubler, à 3,07 milliards de dollars. Par action, cela représente 3,33 dollars, très loin des 2,45 dollars anticipés par les analystes. La firme de Cupertino a encore enregistré un bond de ses ventes. Son chiffre d'affaires a grimpé de 49% sur la période, pour toucher 13,5 milliards de dollars. C'est également bien supérieur au consensus de 12,04 milliards. Pour compléter le tableau, Apple, réputé pour la prudence de ses prévisions, a fourni des objectifs solides pour le troisième trimestre de son exercice décalé 2009-10. Le groupe mise sur un chiffre d'affaires allant de 13 à 13,4 milliards de dollars, conforme au consensus.

Boeing gagne 3,85% à 74,161 dollars. Le groupe américain d'aéronautique et de défense a publié ce mercredi une baisse de 15% de ses profits au premier trimestre, à 519 millions d'euros. Le bénéfice par action (BPA) s'établit à 70 cents, soit 6 cents de mieux que le consensus. Boeing a notamment été pénalisé par une charge liée à la réforme du système de santé américain. Pour cette même raison, il ne table plus que sur un bénéfice par action compris entre 3,50 et 3,80 dollars sur l'ensemble de l'année, contre une précédente fourchette allant de 3,70 à 4 dollars. Le consensus est actuellement fixé à 3,84 dollars. Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé 8% au premier trimestre, s'établissant à 15,2 milliards de dollars, une performance est en ligne avec les attentes.

Le groupe de restauration rapide McDonald's est stable à 70,36 dollars. Le numéro un mondial du secteur a enregistré un gain de 11% de ses profits au cours des trois premiers mois de l'année, à 1,1 milliard de dollar. Cela représente 1 dollar par action, soit 4 cents de mieux que les attentes des marchés. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 10% sur la période, pour toucher 5,61 milliards de dollars. C'est légèrement mieux que le consensus (5,5 milliards). A nombre de magasins comparables, les ventes ont progressé de 4,2%, notamment grâce à un bond de 5,9% en Europe.

United Technologies prend 3,68% à 76,93 dollars. Le groupe industriel diversifié a dégagé un bénéfice net de 866 millions de dollars au premier trimestre, mettant fin à quatre trimestres consécutifs de baisse des résultats. Par action, les profits s'élèvent à 93 cents, là où les analystes attendaient 90 cents. En revanche, le chiffre d'affaires ressort en dessous des attentes. Il a diminué de 1,3% à 12,09 milliards de dollars alors que le marché en attendait 12,26 milliards de dollars. United Technologies a par ailleurs resserré vers le haut sa fourchette de prévisions de résultats annuels.

Sur le secteur financier, Morgan Stanley grimpe de 4,04% à 31,68 dollars. La banque d'affaires est repassée dans le vert au premier trimestre, grâce à ses activités de "trading". Elle a dégagé un bénéfice net imputable aux actionnaires de 1,4 milliard de dollars. L'an passé à la même époque, la banque d'affaires avait accusé une perte de 578 millions de dollars. Cette performance est très nettement supérieure aux attentes. Par action, le bénéfice net des opérations poursuivies est ressorti en effet à 1,03 dollar alors que le consensus des marchés ne misait que sur 57 cents. Le produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires pour les banques, a fortement progressé pour toucher 9,1 milliards de dollars.

A l'opposé, Wells Fargo recule de 2,02% à 33,01 dollars. La banque californienne a publié des résultats tout juste supérieurs aux prévisions, contrairement à ses consoeurs qui ont toutes nettement battu le consensus. Le bénéfice net de l'établissement a reculé de 16%, à 2,55 milliards de dollars. Par action, il ressort à 45 cents alors que le consensus tablait sur 42 cents. En outre, le produit net bancaire (PNB) n'a progressé que de 2% à 21,4 milliards de dollars. Il est inférieur aux attentes des marchés, qui escomptaient 21,71 milliards de dollars.

Toujours du côté des baisses, AT&T cède 1,28% à 26,32 dollars. Le premier opérateur américain de télécommunication en termes de chiffre d'affaires a dégagé un bénéfice net de 2,5 milliards de dollars au premier trimestre. Hors exceptionnels, cela représente 59 cents, soit 5 cents de mieux que les prévisions des opérateurs. Le chiffre d'affaires est resté stable, à 30,6 milliards de dollars. Les investisseurs attendaient une légère progression des revenus, notamment en raison du succès de l'iPhone, dont il détient l'exclusivité outre-Atlantique.

Enfn, Yahoo chute de 5,06% à 17,45 dollars. Le portail Internet a pourtant publié des profits supérieurs aux attentes, mais les marchés espéraient qu'ils fassent encore mieux, notamment en raison des bons résultats de Google. Son bénéfice net s'est élevé à 310 millions de dollars, soit 15 cents par action et hors exceptionnels. Les marchés misaient seulement sur 9 cents. Au contraire, son chiffre d'affaires hors coûts d'acquisition du trafic (part des revenus publicitaires reversés aux partenaires) est inférieur aux attentes. Il est ressorti à 1,13 milliard de dollars contre 1,17 milliard escompté par les investisseurs.

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