Les valeurs bancaires attaquées après un rapport de la BCE

La Banque centrale européenne estime que les banques en zone euro pourraient inscrire de nouvelles dépréciations d'ici la fin 2011. En Bourse, les valeurs bancaires affichent des nets replis.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Déjà sévèrement attaquées depuis la crise grecque, les valeurs bancaires doivent faire face de nouveau à la défiance des investisseurs.

En cause, un rapport de la Banque centrale européenne (BCE) selon lequel les banques en zone euro n'en auraient pas fini avec les dépréciations. Selon l'institution, les groupes bancaires européens risquent de devoir inscrire dans leurs comptes 195 milliards d'euros de dépréciations supplémentaires d'ici la fin 2011, ce qui constituerait la deuxième vague des pertes causées par la crise financière et ses répercussions.

La BCE estime les besoins de provisions des banques pour couvrir les pertes potentielles à 90 milliards supplémentaires en 2010 et 105 milliards en 2011. C'est la première fois que la banque centrale donne une estimation chiffrée des dépréciations potentielles pour l'an prochain. Ces montants potentiels viennent s'ajouter aux quelque 238 milliards d'euros de dépréciations déjà passées dans les comptes à fin 2009.

Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, la BCE ajoute que les finances publiques représentent actuellement le risque le plus important pesant sur la stabilité de la région, les dettes et les déficits continuant de perturber les investisseurs tandis que les émissions massives prévues par les Etats risquent de restreindre l'accès des entreprises et des banques au marché du crédit.

Les dépréciations pourraient ainsi dépasser les estimations si l'augmentation du risque souverain et les effets de second tour des mesures d'austérité budgétaire pèsent sur la croissance économique. Autant d'éléments d'inquiétudes pour les investisseurs, qui redoutent également les effets de la régulation financière en cours.

A la Bourse de Paris, à la clôture, Société Générale chutait de 1,77% à 34,18 euros, Dexia plongeait de 1,24% à 3,33 euros, Crédit Agricole de 1,85% à 8,71 euros et BNP Paribas de 0,7% à 45,97 euros. Sur le SBF 120, Natixis grignotait 0,08% à 3,61 euros. 

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Commentaires 3
à écrit le 01/06/2010 à 11:09
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Ca va faire plaisir a l'extrême-gauche.

à écrit le 01/06/2010 à 9:12
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oh ! les pauvres...

à écrit le 01/06/2010 à 9:04
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avec cette baisse de l'euro, si nos exportations vont aller mieux, je m'attends à ce que l'Allemagne exporte à tour de bras cette année !

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