EDF, lanterne rouge du CAC 40

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Le titre de l'électricien a fortement reculé sur des craintes concernant le prix de revente de son énergie nucléaire.

La journée a été difficile pour EDF en Bourse. Le titre de l'électricien a été toute la journée la plus forte baisse du CAC 40 pour clôturer sur un net repli de 2,56% à 31,37 euros. En cause, des informations de presse évoquant un prix de revente moins élevé qu'attendu de l'énergie nucléaire produite par EDF.

Selon les Echos, le groupe risque d'être contraint de vendre son énergie nucléaire à ses concurrents à un prix inférieur à ce qu'il souhaite. Paul Champsaur, l'auteur du rapport à l'origine de la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome), devrait en effet préconiser fin février un prix de vente du mégawattheure nucléaire compris entre 37 et 39 euros.

Or, le patron d'EDF, Henri Proglio, demande pour sa part que ce prix, dénommé Accès régulé au nucléaire historique (Arenh), soit fixé à 42 euros. "Si ce coût est confirmé nous sommes vraiment en dessous des attentes du marché qui table sur une fourchette comprise entre 40 et 42 euros" , souligne par ailleurs un analyste d'Exane BNP Paribas.

"Le profil de rentabilité du groupe reste sensible à la fixation de ce tarif", estime pour sa part Louis Boujard chez Aurel. Toutefois, il laisse sa recommandation à "achat" et son objectif de cours à 40 euros inchangé sur le titre. "Nous pensons que l'Arenh va constituer un catalyseur positif pour le groupe. Après la fixation de ce dernier, la rentabilité future du groupe devrait être mieux appréhendée par le marché", justifie-t-il.

Le prix de vente de l'électricité nucléaire doit être déterminé avant le 1er juillet, date fixée par le gouvernement pour la mise en application de la réforme du marché de l'électricité.

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a écrit le 01/02/2011 à 18:05 :
Petite historiette, purement inventée, mettant en exergue l'aveuglement (restons polis !) de certains décideurs qui s'appuient sur des rapports surréalistes dans leurs conclusions.
Depuis 25 ans je suis boulanger dans une ville de 50 000 habitants du Sud-Ouest. Mon pain et mes viennoiseries sont réputés dans toute la ville et même largement au-delà du département.
L'an passé, deux confrères boulangers (un parisien et un marseillais) ont décidé de s'implanter dans la rue où se trouve ma boutique. Leur méconnaissance de la ville et de ses habitants les a amenés à se rapprocher du Maire auquel ils ont narré les difficultés qu'ils rencontraient en terme de nombre de clients ainsi que l'incidence négative de cette situation sur leurs chiffres d'affaires qui ne sont plus à la hauteur de ce qu'ils espéraient et qu'ils avaient connu par le passé à Paris et Marseille.
Le Maire a considéré que pour le bien de ses administrés il fallait aider mes deux confrères. Cela permettrait, notamment, une meilleure concurrence et, par suite, aurait un impact favorable sur le prix du pain.
Aussi, à compter du 1er mars 2011, il me faudra livrer 12,5 % de mes fournées, à prix coûtant, à chacun de mes concurrents. Bien évidemment, leurs tarifs seront identiques aux miens.
Et comme les prix de la farine, du sel, du gaz, ... vont augmenter, cela se répercutera sur le prix que paieront les clients.
Ma question : n'y aurait-il pas un dindon dans cette farce ?
Réponse de le 01/02/2011 à 23:16 :
Je croyais avoir lu sur l'arrêté municipal que c'était 25% de vos fournées, non ?
Réponse de le 02/02/2011 à 8:45 :
L'arrêté municipal indique que je dois céder 25% de ma production de pain. Comme les malheureux concurrents sont, les 25% sont également répartis sur chacun d'eux.
a écrit le 01/02/2011 à 16:36 :
Il faut tuer les Entreprises et les Sociétés Nationales. Les plus beaux fleurons ont été soldés aux capitaux privés, bradés sans vergogne par nos vaillants et clairvoyants politiques. Allez, continuons; notre pays est à la veille d'être une friche économique et un désert industriel. Tout le monde s'en désintéresse. Oui, mais voilà, d'autres s'y intéressent, habilement, en douce, efficacement. Le réveil sera dur, dur, dur, pour les ploucs, cela va de soi. On continue à roupiller ?
a écrit le 01/02/2011 à 10:34 :
on continue à marcher sur la tête !!non seulement edf se trouve dans l'obligation de céder le 1/3 de sa production à ses concurents et c'est un technocrate qui fixe les prix !

Pour faire "jouet" la con-currence parait-il ..................

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