Hermès International confirme la bonne santé du luxe

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Malgré la catastrophe japonaise, Hermès a publié un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de plus de 25 % grâce notamment à la dynamique des autres pays asiatiques et à une forte croissance en Amérique. En Bourse, l'action du maroquinier a été recherchée.

Hermès a vu ses ventes grimper de 25,5% au premier trimestre malgré l'impact du séisme et du tsunami qui ont frappé le Japon en mars, bénéficiant d'une dynamique toujours très puissante dans le reste de l'Asie ainsi que d'une exceptionnelle croissance sur le continent américain. Le chiffre d'affaires du sellier de la rue du faubourg Saint-Honoré, dans lequel LVMH a pris une participation de 20%, a atteint 637,1 millions d'euros, dépassant nettement le consensus des analystes interrogés par Reuters qui était de 583 millions d'euros. Sa croissance à taux de change constants a atteint 20,7%, un chiffre lui aussi largement supérieur aux attentes (+14%).

Le marché a apprécié cette publication qui confirme la bonne santé du secteur du luxe. Le titre peu liquide et qui se paye 36 fois les bénéfices estimés pour 2011 par le consensus Bloomberg, progresse de 3,31 %. Dans le même temps, LVMH s'adjuge 2,29 % et PPR 1,65 %.

Comme LVMH (propriétaire de Louis Vuitton) ou PPR (propriétaire de Gucci), le groupe de luxe mondialement connu pour ses sacs de cuir et ses foulards de soie est porté par une très forte demande asiatique mais aussi par une très vigoureuse reprise du marché américain. Au Japon, les ventes ont été quasiment stables (+0,3% à taux de change constants) tandis qu'elles ont grimpé de 27,3% dans les autres pays d'Asie et ont décollé de 33% en Amérique. La dynamique n'a pas faibli en Europe, où la progression des ventes a atteint 19,4% dans l'Hexagone et 21% en Europe hors France. Les parfums et les montres (10% du chiffre d'affaires) ont signé des croissances supérieures à 30%, les ventes de soie et textile (12% du CA) ont enregistré une hausse de 25,5%, celles des vêtements et accessoires (20% du CA) ont progressé de 21% et celles de la maroquinerie (48% du CA) de 16,6%.

Si la croissance organique d'Hermès est comparable à celle du pôle luxe de PPR, elle intervient après une progression qui avait déjà atteint 20% il y a un an, alors que le groupe dirigé par François-Henri Pinault a bénéficié d'une base de comparaison nettement plus favorable (+6% seulement il y a un an). LVMH, numéro un mondial du luxe, qui ne divulgue pas les chiffres de sa marque phare Louis Vuitton, a quant à lui fait état d'une croissance organique de 14% pour l'ensemble de son pôle mode-maroquinerie.

Pour l'ensemble de l'exercice 2011, Hermès juge "difficile" de faire des prévisions "en raison des incertitudes liées à l'environnement géopolitique et économique et plus particulièrement à l'évolution du marché japonais. Il confirme cependant son objectif annuel de progression de son chiffre d'affaires de 8% à 10% à taux de change constants, un objectif jugé extrêmement prudent par les analystes.

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