La chute des marchés n'a épargné aucun indice boursier

Seuls certains indices émergents ont résisté aux récentes turbulences de marché. Le mouvement baissier n'a pas donné lieu à des arbitrages mais plutôt à une décollecte généralisée sur les actions.
Copyright Reuters
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Le vent de panique qui vient de souffler sur les marchés d'actions n'aura finalement épargné aucune place financière à travers le monde. Alors que depuis début juillet, le MSCI World a enregistré 11 % de baisse, le MSCI Emerging Markets fait même moins bien avec un recul de près de 13 % sur la même période. Dans le détail, le palmarès des indices mondiaux depuis le début de la période estivale (4 juillet) met en lumière de fortes baisses mais pas véritablement de forts mouvements de hausse.

En effet, dans le haut du classement, exception faite du Venezuela qui s'apprécie de près de 25 % depuis début juillet, les plus fortes hausses s'apparentent plutôt à des mouvements de résistance. Pour l'essentiel, ce phénomène concerne surtout des indices de petits pays émergents à l'image du Mongolia Stock Exchange, du Jamaica Stock Exchange ou encore du Tunis Stock Exchange. « Il est difficile de parler d'une surperformance des petits indices émergents », confirme Roland Kaloyan, stratégiste allocation d'actifs à la Société Généralecute; Générale. « Dans l'ensemble, l'écart de performance entre les marchés développés et émergents est infime. La différence se résume, en somme, à l'épaisseur du trait », commente ce dernier. À l'inverse le fait marquant du bas du classement tient au constat, somme toute assez logique, d'une présence prédominante des indices européens. Le CAC 40 (- 19,39%), le DAX (- 19,55 %) l'Athex composite d'Athènes (- 22,59 %) et le FTSE Mib italien (- 23,17 %) figurent ainsi parmi les dix plus fortes baisses de l'ensemble des indices mondiaux depuis début juillet. Rien d'étonnant à cela si l'on sait que les places européennes cumulent le risque à la fois de la dette souveraine en zone euro mais également du ralentissement de la croissance économique comme en témoigne notamment la forte baisse du DAX.

D'autres classes d'actifs

En tout état de cause, le fort repli des marchés d'actions n'a pas donné lieu à des arbitrages entre pays développés et pays émergents. En témoigne, le recul des indices de référence de la Chine (Hang Seng) ou du Brésil (Bovespa) qui ont respectivement cédé 10,6 et 16,3 % sur la période observée. « Est-ce qu'il y a un vrai découplage entre marchés développés et émergents ? C'est loin d'être le cas. D'un côté, il y a des États très endettés mais avec des entreprises dont les bilans sont sains. De l'autre, il y a des États faiblement endettés mais avec des entreprises qui sont très cycliques et donc délaissées dans un contexte de craintes sur la croissance mondiale », résume Roland Kaloyan. Ce qui explique pourquoi le vent de panique qui a pris les marchés d'actions n'a épargné qu'une poignée d'indices. S'il y a eu arbitrage, celui-ci s'est traduit par un mouvement de réallocation sur d'autres classes d'actifs et notament certains emprunts d'État comme le soulignent les experts de la Société Généralecute; Générale dans leur dernière note.

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Commentaires 2
à écrit le 19/08/2011 à 7:40
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Nos financiers devraient calculer le point d'étiage de toutes les valeurs bancaires. Cette référence permettrait d'avoir une base de comptabilité. Toutes valeurs décotées par cette référence, indiquerait que des manoeuvres boursieres tentent d'attaqu...

à écrit le 18/08/2011 à 9:48
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La reunion Sharkhozy Merckel n'a pas ete inutile...... Les financiers ont enfin confiance. Il vaudrait mieux qu'a l'avenir nos 2 leaders s'abstiennent et laissent des evenements qui les depassent suivre leurs cours. Ils sont petris de bonnes intentio...

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