La Bourse de Paris doute d'une résolution rapide de la crise

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Rassurée dans un premier temps par les propos des ministres des finances des plus grandes puissances économiques de la planète, la Bourse de Paris a inversé la tendance à la mi-séance. En cause, des déclarations en provenance d'Allemagne laissant craindre une résolution de la crise de la dette moins rapide qu'anticipé.

La hausse de la matinée aura fait long feu. Alors que la Bourse de Paris semblait bien partie pour poursuivre son rally, les déclarations du ministre allemand des finances ont douché les espoirs des investisseurs. Après avoir progressé jusqu'à 1,5 %, le CAC 40 est revenu osciller autour de ses niveaux de vendredi pour finalement clôturer dans le rouge.  Au final, le repli a atteint 1,61 % à 3.166,06 points.

 L'optimisme initial des investisseurs, alimenté selon ING Markets par les statistiques américaines de la semaine dernière , ressorties meilleures que prévu , mais également par une confiance renforcée quant à la résolution de la crise de la dette en zone euro a donc laissé place au pessimisme. A l'origine de ce retournement les déclarations de Wolfgang Schäuble. Selon le ministre allemand, il ne faudrait pas s'attendre à "une solution définitive le 23 octobre".

 Une opinion partagée par la chancelière allemande. "Angela Merkel a prévenu que les rêves de voir la crise terminée dès lundi ne pourront pas se réaliser " a en effet rapporté, lors d'un point presse, Steffen Seibert, le porte-parole de l'exécutif allemand.

Dans ce contexte, les chiffres macroéconomiques en provenance des Etats-Unis sont passés au second plan. L'indice Empire State de la Réserve fédérale de New York est ressorti à -8,48 points en octobre, soit son cinquième mois consécutif en territoire négatif, alors que le marché tablait sur une contraction un peu moins marquée (-4 points). La production industrielle a quant à elle augmenté de 0,2% en septembre, comme attendu, le secteur manufacturier ayant compensé un recul des services aux collectivités.

Sur le front des valeurs

Le regain d'inquiétude quant à la résolution de la crise en zone euro a pesé sur les valeurs cycliques. A la hausse jusqu'à la mi-séance, elles ont terminé en forte baisse. Vallourec (-5,04 %) a signé la plus forte chute. Egalement mal orienté, Peugeot a reculé de 4,48 %, EADS de 4,27 % ou encore ArcelorMittal de 3,97 %.

Les banques, qui ont également subi le regain de pessimisme, ont par ailleurs été rattrapées par la dégradation d'un cran de la note à long terme de BNP Paribas par Standard & Poor's vendredi soir après clôture. société Générale a perdu 2,81 %, BNP Paribas 3,72 % et Crédit Agricole 2,16 %.

Danone (-1,97 %) a subi la dégradation de recommandation de Natixis. L'intermédiaire est passé d'acheter à neutre.

A l'inverse, seules deux valeurs terminent en hausse. L'Oréal a progressé de 1,20 %, affichant la meilleure performance du CAC 40 après un jugement ordonnant le placement sous tutelle de Liliane Bettencourt. Les 30% de parts qui lui donnent les droits de vote au conseil d'administration de L' Oréal seront désormais gérés par sa fille Françoise Meyers et ses enfants.

Seconde et dernière valeur dans le vert, PPR a pris 0,85 %.

Hors CAC

Air France-KLM a monté de 1,43%. Alexandre de Juniac, l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie, devrait succéder lundi à Pierre-Henri Gourgeon à la direction générale d'Air France-KLM, écrivent le Figaro et Les Echos dans leur édition de lundi.

Dassault Aviation (+0,28 %) a profité de l'annonce de Gérard Longuet selon laquelle la France est dans "une négociation finale" avec les Emirats arabes unis (EAU) en vue de la vente d'avions de combat Rafale de Dassault Aviation.

Manutan a grimpé de 3,01 % après la publication d'un chiffre d'affaires en hausse de 4,4% sur l'exercice 2009-2010, les ventes totales du groupe spécialisé dans la vente à distance d'équipements de bureau s'élevant à 587,84 millions d'euros sur la période.

Devise et Pétrole

Après s'être inscrit en hausse face au billet vert pour atteindre plus de 1,39 dollar, la monnaie unique est à repartie à la baisse après les déclarations du ministre des fianances allemand. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,376 dollar.

Dans le même temps, sur le marché du pétrole, le Brent de la mer du Nord reculait de 1,11 % 110,98 dollars tandis que le WTI perdait 0,25 % à 86,57 dollars.

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