La Bourse de Paris penche pour l'optimisme

Alors que le marché reste suspendu aux décisions qui devraient être prises mercredi lors du second sommet européen, les investisseurs ont été réconfortées par le courant acheteur constaté sur les marchés américains, faisant passer au second plan la contraction de l'activité du secteur privé en Europe.

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Après avoir évolué en début de séance au-dessus des 3.200 points, la Bourse de Paris a dans un premier temps réduit ses gains après les résultats préliminaires des enquêtes mensuelles Markit montrant que l'activité du secteur privé en Europe s'est fortement contractée en octobre. Mais l'ouverture en hausse de Wall Street a fait renaître un courant acheteur qui a repropulsé le CAC 40 au delà des 3.200 points. Au final, l'indice phare de la place parisienne a terminé sur un gain de 1,55 % à 3.220,46 points.

Au lendemain du premier des deux sommets européens cruciaux pour sortir la zone euro de la crise, la Bourse de Paris s'est donc inscrite en hausse, effaçant le repli de la semaine passée. Une progression essentiellement due aux valeurs cycliques qui ont été les premières à bénéficier du regain d'optimisme issue des discussions qui ont eu lieu dimanche. Les ministres européens des Finances, sont en effet parvenus à s'entendre sur un plan de recapitalisation des banques de 108 milliards d'euros. En outre, les créanciers privés de la Grèce devront finalement concéder une décote d'au moins 50 % sur les titres de dettes, contre 21 % prévus lors de l'accord du 21 juillet.

Reste que plusieurs points de désaccords, et pas des moindres dont l'élargissement du FESF, nécessiteront encore de lourdes négociations. Mais comme l'indique Aurel BGC dans sa note matinale, « une position commune franco-allemand semble voir le jour, le problème est, aujourd'hui, de convaincre les 15 autres pays de la zone ». Pour ce faire, les politiques se sont donnés jusqu'à mercredi, date du prochain sommet de la zone euro.

Dans ce contexte, l'ouverture en hausse de Wall Street dans le sillage des solides résultats annoncés par Caterpillar a conforté l'optimisme des investisseurs en temps mis à mal après l'annonce de la forte contraction du secteur privé en Europe. L'indice composite "flash" est en effet tombé à 47,2, après 49,1 en septembre. Les investisseurs l'attendaient à 48,8 points. Dans le détail, l'indice manufacturier a reculé à 47,3, après 48,5 en septembre, et celui des services est ressorti à 47,2, contre 48,8 le mois dernier. La contraction des commandes et la chute de la confiance dans la zone euro expliquent la tendance. C'est le troisième mois consécutif sous la barre des 50 pour l'indice manufacturier, et le deuxième pour celui des services.

Sur le front des valeurs

Dans le sillage du sommet européen, les valeurs financières ont rebondi. Ainsi Société Générale a pris 4,11 %, Crédit Agricole 2,77 %. Plus loin, BNP Paribas a avancé de 0,69 %.

Fortement corrélées à l'actualité macroéconomique et aux annonces relatives à la crise de la dette en zone euro, les autres grandes valeurs cycliques n'ont pas été en reste. A l'image d'ArcelorMittal (+5,45 %), Alstom (+4,66 %) ou encore Lafarge (+4,48%).

Renault a pris 2,83 %. Carlos Tavares, le directeur général délégué du constructeur, a déclaré dans une interview publiée par Automotive News Europe que le groupe s'attend à voir ses ventes en volumes progresser dans une fourchette de 2 à 8% cette année.

LVMH (+2,12 %) a profité du retour à la croissance du secteur manufacturier chinois après trois mois de contraction. Le groupe de luxe est en effet fortement exposé aux pays asiatiques qui représentent près du tiers de ses revenus.

A l'inverse, plus forte baisse, Unibail Rodamco (-0,69 %) a subi la dégradation de recommandation de Crédit Suisse. L'intermédiaire est passé de "surperformance" à "sousperformance".

Total a lâché de 0,17 %après une note de Nomura. Si le bureau d'études reste à surpondérer sur le secteur pétrolier européen, il a retiré de son portefeuille mondial des valeurs recommandées le titre du producteur français.

Hors CAC

Faurecia a bondi de 12,31 % après avoir confirmé lundi ses objectifs annuels après un troisième trimestre marqué par une croissance toujours vigoureuse de l'activité et par un renforcement du poids des ventes hors d'Europe.

Devise et Pétrole

La monnaie unique était en hausse face au billet vert. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,393 dollar. Dans le même temps, les cours du baril évoluaient dans le vert. Le Brent de la Mer du Nord prenait 1,33 % à 111,38 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 90,80 dollars (+3,89 %).

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Commentaire 1
à écrit le 24/10/2011 à 21:06
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Ouille ! quand l'incertitude domine comment peut on encore dire cela ?? la bourse joue au yoyo après le krach d'été !

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