Le CAC 40 rebondit sans grande conviction

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Après deux séances de forte baisse, le marché parisien est parvenu tant bien que mal à rebondir, mercredi. Les craintes relatives à une contagion de la crise de la dette à l'ensemble de la zone euro continuent de peser sur le moral des investisseurs.

Il s'en est fallu de peu. Sur le fond, le marché parisien avait tous les arguments pour poursuivre, mercredi, sur la tendance baissière des deux séances précédentes. A contrario, il n'en avait aucun pour rebondir. Et pourtant c'est bien ce dernier scénario qui s'est finalement joué.

Le CAC 40 a conclu la séance sur un faible gain de 0,52 % à 3.064,90 points. Ce dans un marché faiblement animé et par ailleurs très volatile. En effet, alors que depuis cinq séances, les volumes échangés étaient déjà anémiques, ils sont tout juste parvenus à atteindre 2.5 milliards d'euros.

Autant dire que le rebond a surtout été technique. Car, sur le fond, les investisseurs n'avaient pas plus de motifs de satisfaction que la veille. Si ce n'est quelques avancées sur le dossier italien. Avec l'annonce de la composition du gouvernement de Mario Monti, les marchés attendent désormais que le nouvel homme fort de Rome passe rapidement à l'acte en matière d'austérité.

A cette exception près, les investisseurs avaient surtout matière à broyer du noir. Notamment avec la Banque d'Angleterre (BoE) qui a abaissé ses prévisions de croissance britannique à 1 % en raison du ralentissement économique mondial.

Bien entendu cette mauvaise nouvelle avait toujours en toile de fond la crainte d'une contagion de la crise de la dette à l'ensemble de la zone euro. Dans ces conditions, comme la veille, les taux d'emprunt français et espagnoles sont restés sous pression. Le 10 ans espagnol a grimpé jusqu'à 6,417 % tandis que le 10 ans français a touché 3.72 % contre 3,68 % en clôture la veillle.

Dans ces conditions, les bonnes nouvelles sur le plan conjoncturel aux Etats-Unis sont totalement passées inaperçues. A commencer par le fort rebond de la production industrielle en octobre.

Sur le front des valeurs, la hausse a été emmenée par Vivendi (+5,56 %) qui a profité du relèvement de sa perspective de résultat net ajusté (hors impact des changements de fiscalité) sur 2011.

Au-delà aucune grande tendance n'est ressortie du palmarès de mercredi. Pêle-mêle, les autres plus fortes hausses ont été signées par Vallourec (+1,84 %), Vinci (+1,83 %) ou encore Veolia Environnement ( +1,71 %).

A l'inverse, c'est EDF qui a signé la plus forte baisse avec un recul de 4,36 % après l'annonce d'un accord entre les Verts et le Parti Socialiste sur le nucléaire. Pour le reste, ce sont surtout les valeurs cycliques et notamment automobiles qui se sont distinguées à la baisse à l'image de Michelin (-2,1 %), Peugeot (-1,39 %) ou encore Lafarge (-1,19 %).

Sur le marché des changes, la monnaie unique a poursuivi sa glissade face au billet vert. A la clôture des marchés, un euro s'échangeait contre 1.351 dollar. De leur côté, les cours du pétrole évoluaient en ordre dispersé. Le baril de Brent de la Mer du Nord cédait 1,02 % à 111,15 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 101,37 dollars (+2,01 %).

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