La Bourse de Paris reprend son souffle

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Le CAC 40 s'est montré très volatile, tiraillé entre des espoirs de sortie de crise et les avertissements des agences de notation sur les dettes souveraines. Il termine finalement dans le vert, au-delà des 3.000 points.

Malgré son envolée de la veille, la Bourse de Paris a eu bien du mal à garder sa sérénité ce mardi. Le CAC 40 n'a cessé d'osciller entre baisse et hausse face aux incertitudes sur une sortie de crise en zone euro. A la clôture, l'indice est néanmoins parvenu à progresser de 0,46% à 3.026,76 points.

Le CAC 40 a d'abord souffert de prises de bénéfices, cédant jusqu'à 1,3% dans la matinée. Mais le marché s'est ensuite retourné à la hausse à la suite d'une adjudication italienne. Le Trésor italien a réussi à placer sa dette avec succès, en émettant au total environ 7,5 milliards d'euros d'obligations à échéance 2014, 2020 et 2022, un montant dans le haut de la fourchette de 5 à 8 milliards qu'il s'était fixée. Il a tout de fois dû concéder des taux élevés, mais l'opération n'en a pas moins rassuré les investisseurs.

De fait, les espoirs d'une sortie de crise sont restés bel et bien présents. La veille, l'indice parisien à l'image de l'ensemble des places boursières mondiales avait signé sa deuxième plus forte hausse de l'année en séance (+5,46%) déjà sur des anticipations de nouvelles mesures pour aider la zone euro. Les regards des investisseurs se sont tournés ce mardi vers la réunion des ministres des Finances de la région qui devait se tenir dans la soirée à Bruxelles pour débattre notamment de la mise en place du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Dans le même temps, les opérateurs ont aussi dû digérer un "newsflow" beaucoup moins positif. Notamment du côté des agences de notation qui continuent à assombrir les perspectives. Standard and Poor's pourrait placer dans les prochains jours la note "AAA" de la France sous perspective négative, selon des sources de la Tribune. Fitch a également indiqué envisager d'abaisser la note attribuée à la dette des Etats-Unis, en faisant passer sa perspective de "stable" à "négative".

Par ailleurs, le sentiment économique dans la zone euro s'est dégradé plus que prévu en novembre, sur fond de pessimisme des chefs d'entreprises dans presque tous les secteurs d'activité. L'indice est tombé à 93,7 ce mois-ci contre 94,8 en octobre, soit son plus bas niveau depuis la fin de l'année 2009. Les analystes anticipaient en moyenne 94,0.

Seule éclaircie mais en dehors de l'Europe, la confiance du consommateur américain a nettement rebondi en novembre, l'indice du Conference Board étant ressorti contre toute attente à 56,0 contre 40,9 en octobre.

Sur le front des valeurs, Cap Gemini signe la meilleure progression du CAC 40 (+2,77%), suivi de Schneider Electric (+2,35%) et de Pernod Ricard (+2,35%).

A l'image de l'indice, le secteur financier a vécu une séance très volatile. Axa termine en hausse de 0,95% après avoir un temps tenu la tête du CAC 40. En revanche, BNP Paribas (-1,24%), Crédit Agricole (-1,13%) et Société Générale (-0,4%) ont subi des prises de bénéfices.

Lanterne rouge, Alcatel-Lucent a décroché de 2,26% portant son repli sur un moins à près de 41%. Selon les syndicats du groupe, l'équipementier télécoms a confirmé la mise en place d'un plan prévisionnel de réduction d'effectifs qui porterait sur 200 postes en 2012.

Hors CAC 40, Remy Cointreau a bondi de 2,91% après avoir annoncé des résultats semestriels 2011-2012 meilleurs que prévu. Le groupe de vins et spiritueux a vu son bénéfice net semestriel plus que tripler à 47,5 millions d'euros grâce à de très bonne performances en Asie.

On notera également l'envolée de Soitec (+13,18%), soit une des meilleures performances du SRD. Le titre a été porté par des espoirs d'annonce imminente d'un contrat important en Afrique du Sud dans le domaine de l'énergie solaire.

A l'inverse, Faiveley a été à la peine et décroche de 7,04%. Le marché a sanctionné une publication décevante de l'équipementier ferroviaire. Ce dernier a publié un résultat net en baisse de 31% à 19,9 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2011-2012, un chiffre inférieur aux attentes.

Devises et pétrole

L'euro a cédé ses gains, après avoir grimpé un temps au-delà de 1,34 dollar sitôt les résultats de l'adjudication italienne connus . 1 euro valait à la clôture des places boursières européennes 1,3340 dollar. Pour les cours du brut, le baril de WTi américain s'échangeait contre 99,40 dollars et le baril de Brent contre 110,50 dollars.

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