L'Europe et le secteur de la construction grèvent les comptes d'Imérys

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(Crédits : Imerys)
Imerys, leader des spécialités minérales à destination de l'industrie, a dévoilé sur les 9 premiers mois de son exercice, un chiffre d'affaires de 2, 970 milliards d'euros, en léger repli de - 1,9 % à périmètre et changes comparables.

Cette contre performance est imputable à la baisse des volumes de ventes de - 5,5 %, (soit - 151,5 millions d'euros) qui « traduit la dégradation de la construction individuelle neuve en France ainsi que la diminution de la production industrielle en Europe. Mais la baisse des volumes a été partiellement compensée par la bonne tenue de l'activité en Amérique du Nord et au développement de nouvelles spécialités.

En effet, sur les 9 premiers mois de l'année 2012, la branche « Minéraux de Performance & Filtration » a bénéficié de la bonne orientation de la demande mondiale en biens de consommation courante (agro-alimentaire, santé, produits de beauté et d'hygiène, produits pharmaceutiques, etc...). Dans les produits destinés aux industries intermédiaires (polymères, caoutchouc, filtration, catalyse, etc...) et à la construction (peintures, revêtements de surface), la branche a bénéficié d'une exposition nord-américaine florissante.

Contrastes géographiques

En effet, l'activité économique a fortement ralenti en Europe, plombé par les secteurs de la construction alors que les pays d'Europe du Nord, qui représentent une très large majorité des débouchés d'Imerys, ont été globalement moins impactés. « En Amérique du Nord, l'amélioration de la demande s'est en revanche confirmée tout au long des 9 premiers mois de 2012, en particulier dans les secteurs de la construction avec notamment des mises en chantier de logements neufs qui ont augmenté de + 28 % en glissement annuel. Les pays émergents continuent de croître, à un rythme souvent plus modéré. Ces contrastes géographiques se sont accentués au 3ème trimestre » précise le spécialiste des minéraux de construction.

Imerys a notamment accru sa présence à l'international et « réalise désormais plus de la moitié de son chiffre d'affaires consolidé en dehors de l'Europe de l'Ouest (53 % des ventes sur les 9 premiers mois de 2012 contre 47 % en 2008). Dans la zone européenne, l'Europe du Nord (32% du CA) constitue la principale destination des ventes alors que parallèlement l'exposition aux pays d'Europe du Sud (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) reste inférieure à 7 %.

" Recul de la construction, en particulier en France "

En terme financiers, le résultat courant net s'inscrit en hausse de 3% sur les neuf premiers mois de l'exercice 2012, à 246 millions d'euros alors que le résultat opérationnel courant qui s'inscrit à 388,8 millions d'euros accuse un retrait de 9,2% à périmètre et changes comparables, affecté par la baisse des volumes. Imerys a dévoilé une marge opérationnelle stable, de 13,1% sur les neuf premiers mois de 2012.

En guise de perspectives, Imerys reste confiant dans sa capacité à maintenir, en 2012, un niveau de résultat courant net au minimum comparable à celui de l'exercice précédent.

Toutefois, « le ralentissement marqué en Europe devrait notamment se traduire par une poursuite de la baisse d'activité dans un certain nombre d'industries intermédiaires et par un recul de la construction, en particulier en France » souligne le groupe dans son communiqué. En revanche, aux Etats-Unis et dans les zones émergentes, le Groupe table sur un maintien du niveau actuel d'activité. Dans ce contexte, « les mesures internes de réduction des coûts fixes et frais généraux ainsi que la gestion rigoureuse des ressources financières et de la trésorerie sont renforcées ».

La structure financière du groupe reste néanmoins solide, avec un cash flow qui devrait rester positif alors que le groupe poursuit les investissements de croissance engagés dans le cadre de son plan de développement. La dette financière nette consolidée au 30 septembre 2012 est d'ailleurs restée stable à celle du 30 juin 2012, autour des 950 millions d'euros.

En hausse de 26,3% depuis le début de l'année, la publication est bien accueillie par le marché, avec un gain de 1,2%, à 44,95 euros. 

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