Bourse : Milan bondit de près de 3%, Paris grimpe de 2,2%

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A la mi-séance, le CAC 40 prenait 2,20%, tandis que l'indice des valeurs vedettes de la Bourse de Milan frôlait les 3%, après le discours de Mario Draghi la veille, auquel les marchés ont répondu négativement dans un premier temps.

Les marchés européens rebondissaient à la mi-séance. La veille, les investisseurs avaient montré leur déception en réaction aux propos de Mario Draghi. Le président de la BCE n'a annoncé aucune mesure immédiate face à l'aggravation de la crise de la dette en zone euro. La banque centrale a toutefois réitéré son engagement à "tout faire" pour protéger la monnaie unique et prévenu qu'elle pourrait racheter à nouveau de la dette de pays en difficultés, mais seulement avec les fonds de secours européens et donc une fois que ces Etats auront fait une demande d'aide. Les investisseurs attendent désormais la publication des chiffres mensuels du chômage aux Etats-Unis.

+2,20% à Paris

La Bourse de Paris bénéficiait d'un net rebond à la mi-journée, grimpant de 2,2% à 12h30.

"Le discours de la BCE reste crédible. Elle peut intervenir, mais laisse les gouvernements prendre l'initiative", explique Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque, interrogé par l'AFP.. Après avoir bondi la veille, les taux d'emprunt de long terme de l'Espagne et de l'Italie respiraient un peu. Surtout, les taux des échéances de court terme se détendaient plus nettement, puisque la BCE a indiqué qu'elle se concentrerait sur ces titres en cas d'intervention.

Après leur chute de la veille, les valeurs bancaires reprenaient des couleurs, à l'image de BNP Paribas (+4,36% à 30,74 euros), Crédit Agricole (+3,99% à 3,41 euros) et Société Générale (+4,97% à 17,64 euros). Natixis gagnait 4,66% à 1,98 euro. La banque a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net en recul de 22% malgré la contribution positive d'éléments exceptionnels pour 132 millions. L'assureur Axa s'affichait en hausse (+3,21% à 10,01 euros), après un début de séance difficile. Le groupe a publié au premier semestre d'un bénéfice net en baisse de 36%, supérieur aux attentes.

Par ailleurs, ArcelorMittal (-0,13% à 11,89 euros) était à nouveau pénalisé après la décision de l'agence de notation Moody's d'abaisser la perspective de la note à "négative", contre "stable". Jeudi, Standard and Poor's a relégué la note en catégorie spéculative.

Vivendi (-0,33% à 14,92 euros) ne profitait pas des résultats meilleurs que prévu de sa filiale de jeux vidéos Activision Blizzard pour le deuxième trimestre. Le groupe français serait d'ailleurs moins enclin à vendre cette filiale, comme envisagé un temps, selon le Financial Times.

Enfin, Seché Environnement (-3,24% à 26,85 euros) souffrait après l'annonce d'un coup de frein à la croissance de son chiffre d'affaires, restée quasi nulle au deuxième trimestre, le poussant désormais à juger "ambitieux" ses objectifs financiers 2012.

Hausse de près de 3% à Milan

Pendant ce temps, la Bourse de Milan rebondissait et prenait près de 3%, après avoir chuté de 4,64% jeudi, déçue par le manque d'actions immédiates de la BCE pour calmer les marchés.
Vers 09H00 GMT, l'indice vedette FTSE Mib progressait de 2,85% à 13.661 points, après avoir pris plus de 3% durant quelques minutes.

Les valeurs bancaires, qui s'étaient effondrées jeudi, reprenaient des couleurs grâce à un légère détente des taux d'emprunt italiens mais surtout au passage du "spread", l'écart entre les taux italiens et les taux allemands, sous la barre des 500 points de base, selon les opérateurs. Mediolanum gagnait ainsi 7,12% à 2,77 euros, Intesa Sanpaolo 6,40% à 0,998 euro et UniCredit 5,13% à 2,706 euros.

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