Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...
Macron s'attaque à la règle des 3%.
La limite du déficit à 3% du PIB.
Une règle qui serait dépassée et désuète.
La stratégie est claire.
Elle a émergé après la crise des gilets jaunes.
Et elle se précise à l'approche (déjà) des élections de 2022 : on va ouvrir les vannes.
On va faire encore plus de cadeaux.
Pour relancer l'économie.
Et, surtout, pour être "populaire".
C'est Noël.
LA NOUVELLE MUSIQUE
Avec en chef d'orchestre la Reine Christine. La relance budgétaire. Pour Christine Lagarde, la BCE a atteint les limites de son exercice. Elle a baissé les taux en dessous de zéro. Elle distribue gratuitement de l'argent à travers les circuits financiers. Et elle finance gratuitement la dette des pays même les plus endettés. Et pourtant la croissance de la zone euro n'en finit pas de ralentir. Voici donc venue l'heure de la relance. La relance budgétaire.
ERREUR DE DESTINATAIRE
Ce message s'adresse, en théorie, aux pays qui ont les moyens de faire de la relance. Donc, en théorie, toujours aux pays qui sont en situation de surplus budgétaire. A commencer par l'Allemagne mais pas seulement. Le problème c'est que le seul pays qui a devancé cet appel à la relance c'est la France, un des rares pays qui a déjà un déficit du PIB supérieur à 3%.
LA SURPRISE
Selon un rapport de la Commission Européenne qui a été publié hier, il y aurait 12 pays européens qui pourraient et qui devraient répondre à "l'appel de Christine". 12 pays qui affichent déjà un surplus (un mot inconnu en France) budgétaire : l'Allemagne bien sûr (1.2%), la Hollande (1.5% !) mais aussi le Luxembourg (2.3% !) ou encore Chypre ou Malte. C'est à eux que s'adresse le message. Pas à la France.