Champions de la croissance

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(Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

C'est donc fait.

Les États-Unis ont battu leur propre record de croissance ininterrompue.

Record absolu.

Du jamais vu depuis 1854.

121 mois consécutifs de croissance positive.

Le précédent record datait de mars 91 à mars 2001.

Au-delà de ce record, que peut-on dire de ces dix ans?

QUE PEUT-ON DIRE DE CETTE CROISSANCE AMÉRICAINE ?
- Elle a été plus forte que celle des autres pays développés.
- Elle a été plus longue mais moins forte que les précédentes sorties de crise: 25% au total contre 43% de 91 à 2001 et 38% dans les années 80 sous l'ère Reagan. 2.3% en moyenne, pour mémoire elle était de 7.6% en moyenne dans le début des années 50.
- Elle a été la plus faible en moyenne que toutes les précédentes décennies depuis 1854.

QUELS ONT ÉTÉ SES EFFETS ?
- Une explosion des inégalités par le haut, les riches sont devenus beaucoup plus riches avec une hausse des revenus et une hausse des patrimoines.
- Un taux de chômage record à la baisse: 3.6% et des offres d'emplois plus nombreuses que le nombre de chômeurs.
- Une hausse des salaires. Enfin. Il a fallu du temps mais les salaires augmentent. Mais cette hausse reste modérée et ne produit pas d'inflation.
- Une énorme surprise en matière de taux. Quand l'économie rebondit, les taux, normalement remontent. Ils sont aujourd'hui en baisse avec une courbe des taux inversée c'est à dire une anticipation de baisse des taux (FT).

L'AUTRE CHAMPION DU MONDE
Pour briller dans un dîner en ville : l'Australie détient le record absolu de la croissance: 27 années consécutives sans récession.

CHAMPIONS DE L'ÉPARGNE
Il y a des champions de la croissance.
Et il y a des champions de l'épargne.
On ne...
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Commentaires
a écrit le 05/07/2019 à 12:27 :
"Que peut on dire de cette croissance américaine ?" Vous oubliez un élément essentiel: elle ne fait PAS baisser le taux de pauvreté qui reste à 13% malgré un taux de chômage très bas. La croissance américaine crée donc des ultra riches, et des working poors.

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