Wall Street: la peur d'une récession pèse à nouveau
Cercle Finance
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(CercleFinance.com) - La Bourse de New York devrait poursuivre son mouvement baissier lundi matin, affolée par l'inversion de la courbe des taux qui fait craindre de plus en plus une prochaine entrée en récession.
Une demi-heure avant l'ouverture, les contrats à terme sur les grands indices new-yorkais lâchent entre 2% et 3%, annonçant un début de séance en rouge foncé.
Les investisseurs lisent dans la récente évolution des rendements obligataires américains le signal d'une possible entrée de l'économie en récession à plus ou moins court terme.
L'écart de rendement entre les emprunts d'Etat américains à cinq et 10 ans se resserre légèrement ce matin, à -12 points contre -14 points, mais continue d'évoluer à des niveaux jugés préoccupants.
L'inversion de la courbe des taux - qui survient lorsque les taux courts repassent au-dessus des taux longs - est souvent considérée comme le signe annonciateur d'une récession.
Le marché obligataire reflète la récente envolée de l'inflation, qui conduit les investisseurs à s'interroger sur le rythme des futures hausses de taux de la Réserve fédérale, qui devrait de nouveau relever le loyer de l'argent mercredi.
Dans une note de recherche diffusée dans la matinée, les analystes de Goldman Sachs disent s'attendre à un relèvement de 50 points de base, suivi de deux autres hausses de 50 points en septembre, puis en novembre.
La banque d'affaires prévoit ensuite deux nouvelles hausses de taux de 25 points de base en décembre puis janvier 2023, ce qui porterait les taux directeurs américains dans un intervalle allant de 3,25 à 3,50%.
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Pour Alexandre Baradez, le responsable de l'analyse marchés chez IG France, l'approche de la réunion de la Fed ne devrait pas faire retomber la nervosité sur les marchés.
'Les marchés baignent dans un environnement de risques et ne trouvent toujours pas de facteur de soutien à court terme', indique le stratège.
A en croire l'analyste, la seule bonne nouvelle du jour provient du léger repli des matières premières, et notamment du pétrole, qui pourrait apaiser les anticipations d'inflation et donc les perspectives de taux, une dynamique susceptible de faire refluer à son tour la rhétorique agressive des banques centrales.
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