Les entreprises françaises les plus résilientes dans leur développement en Afrique malgré la pandémie de Covid-19
Jean-Michel Huet*et Johanna Gomis**

Photo d'illustration
ODI
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Les thématiques abordées par les candidats sont représentatives à la fois des enjeux du continent africain à long terme et de ceux qui accompagnent la crise sanitaire.
Ainsi, 33% des candidats ont développé des projets visant à améliorer l'accès à l'éducation et à la formation. Cette thématique est structurante en Afrique au vu, notamment, du développement démographique prévu sur le continent dans les décennies à venir.
25% des candidats ont développé des projets dans la thématique du développement durable. Une thématique cruciale pour l'Afrique qui fait partie des zones les plus exposées aux conséquences du réchauffement climatique.
Parmi les candidats, 17% ont développé des projets sur la thématique de la santé, notamment l'utilisation d'innovations technologiques pour donner accès à plus de services de santé ou faciliter les flux logistiques de produits de santé.
Enfin, d'autres thématiques sont visées par le reste des candidats, comme celle du développement de la production industrielle en Afrique, de l'agriculture et de l'impact économique de la crise sanitaire
En avril 2021, BearingPoint avait lancé un appel à candidatures auprès de 50.000 contacts ciblés pour mettre en avant les entreprises les plus résilientes dans leur développement en Afrique malgré le contexte sanitaire. Le jury a réalisé une première sélection qui a permis d'identifier douze dossiers dans 4 catégories différentes : la meilleure innovation technologique ou digitale, le développement durable, la meilleure action locale et responsable et enfin un grand prix du jury récompensant une entreprise qui s'est particulièrement distinguée en 2020.
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Les entreprises ont été mélangées dans les différentes catégories, peu importe leurs tailles, qu'il s'agisse de groupes du CAC 40 qui réalisent 5MD€ de chiffre d'affaires en Afrique, de PME ou de startups.
Cette année, le jury des Trophées du Développement International a été particulièrement sensible à deux éléments structurants :
Le jury a été particulièrement attentif aux business models des projets innovants présentés. Cela s'explique par le fait que l'innovation, aussi vertueuse soit elle, ne se détache pas de l'invention sans business model capable de rendre son exploitation rentable et pérenne dans le temps. Derrière la question du business model se cache celle de la capacité du projet à passer à l'échelle pour augmenter de façon significative et durable son chiffre d'affaires. L'autre question est celle de la source de revenu du projet. Alors que les modèles de plateformes gratuites pour les usagers se répandent à grande vitesse depuis une vingtaines d'années - 2 entreprises finalistes opèrent ce type de modèle - la capacité des entreprises opérant ce type de modèle à monétiser leurs services est devenue cruciale pour la viabilité de leurs activités. Au-delà de la monétisation, la résilience du business model est aussi un élément à ne pas sous-estimer. Or, celle-ci a été mise à rude épreuve dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.
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Enfin, le jury a évalué les projets au sens large. En effet, il a considéré que la valeur créée par les projets présentés ne résidait pas uniquement dans les revenus générés par l'activité, mais également dans les externalités sociales et environnementales du projet.
(*) (**) BearingPoint
Jean-Michel Huet*et Johanna Gomis**
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