Le journaliste Santiago Mendieta, engagé et "motivé"

Paul Périé
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"C'est mon père qui m'a donné le goût du livre", se souvient Santiago Mendieta lorsqu'il évoque sa jeunesse et ses racines. Fils d'immigrés espagnols, comme nombre de Toulousains, il parle avec émotion des sacrifices de ses parents et d'un "passé parfois lourd à porter". "Mon père a arrêté l'école à 9 ans. Pourtant, il a fini conducteur de travaux, avec tous les diplômes", explique le cadet de la famille avec fierté.
Bercé par la langue espagnole, il a également entendu les histoires de combats politiques racontés par les amis d'un père engagé au Parti communiste, dans un pays dirigé par Franco. "Mes parents ont failli repartir en Espagne juste avant sa mort. Mais ma mère avait peur, étant donné l'engagement de mon père." Un engagement qui va accompagner Santiago Mendieta tout au long de sa vie.
"Je le connais depuis 25 ans. C'est un grand militant de la cause pyrénéenne, de l'environnement et un passionné de l'histoire des Républicains espagnols", insiste son ami Philippe Terrancle, ancien collègue et aujourd'hui directeur des Éditions Privat.
C'est d'ailleurs chez Privat que Santiago Mendieta a publié plusieurs livres sur les Pyrénées et sur l'environnement. Une manière pour lui de combiner deux de ses passions.
Un constat qui le pousse à s'orienter vers un IUT "Relations publiques et journalisme" à Toulouse. "Il y avait très peu de journalisme, plaisante-t-il. Mais cela m'a ouvert l'esprit." Un stage de fin d'études au service de presse d'Airbus se révèle être une excellente préparation au concours d'entrée à l'ESJ, l'école de journalisme de Lille. "Je devais faire la revue de presse, donc je passais mes journées à lire les journaux."
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À 20 ans, il intègre donc la prestigieuse école de journalisme. Après trois ans de formation, il enchaîne les piges. "Sud-Ouest et Radio France. J'étais sur le planning mais je n'ai pas trouvé beaucoup de travail. " Il se tourne alors vers le quotidien régional. "J'ai travaillé deux ans et demi à La Dépêche du Midi avec Jean-Christophe Giesbert à Albi. Une période très formatrice."
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