Océanographie : Stéphanie Limouzin, la personnalité montante chez CLS

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Après une carrière démarrée en "mode startup" dans une entreprise de consulting, rien ne prédestinait Stéphanie Limouzin, jeune ingénieure en agroalimentaire, à travailler dans une ETI de l'industrie spatiale... Mais, à seulement 35 ans, la jeune femme a déjà eu plusieurs vies professionnelles. "J'ai commencé ma carrière chez Alcymed, une petite entreprise à croissance très rapide qui comptait 19 personnes quand j'y suis entrée en 2000 et 150 quand j'en suis partie en 2008", raconte-t-elle.
Quand elle a eu 29 ans, la jeune consultante a souhaité évoluer et se porte alors candidate pour lancer une filiale du groupe à Toulouse. "J'ai alors naturellement basculé dans l'écosystème de l'aéronautique et des activités spatiales", raconte-t-elle. Naturellement, mais aussi rapidement... Car, en deux ans d'existence à Toulouse, Alcymed embauche déjà 12 personnes et réalise un chiffre d'affaires d'un million d'euros.
Stéphanie Limouzin, vite repérée dans le secteur, intègre en 2009 le groupe Collecte localisation satellite (CLS) qui fournit des services à valeur ajoutée à des entreprises utilisant des données spatiales.
Là encore, elle progresse rapidement et devient à 35 ans directrice océanographie spatiale, rare femme dans un monde d'hommes. Elle dirige depuis, une "business unit" qui se consacre à l'altimétrie spatiale :
À lire également
Celle qui partage son quotidien entre les services commerciaux et le développement des activités export répond aux importants objectifs de croissance du groupe. Elle dirige déjà une filiale au Brésil et a piloté en 2015 le rachat d'une filiale américaine. Une opération qui a augmenté le chiffre d'affaires de CLS de 20 %. Stéphanie Limouzin l'annonce tout net, elle ne compte pas s'arrêter là. "L'international reste un axe fort de notre développement pour les prochaines années."
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Béatrice Girard
À Toulouse, la French Tech revoit sa copie et veut gagner des adhérents
Christian Picollet (Safran) succède à Magali Vaissière à la tête de l'IRT Saint-Exupéry
Rugby à 13 : « Mon challenge est de professionnaliser le club » (Olivier Dubois, nouveau président du Toulouse Olympique XIII)
Enfouissement de CO2 : un Toulousain dans le giga-projet norvégien