Le président colombien Santos candidat à sa succession
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BOGOTA (Reuters) - Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé mercredi qu'il briguerait un second mandat lors de l'élection prévue en mai prochain.
Sa candidature était largement attendue.
En obtenant un second mandat de quatre ans, Santos pourrait poursuivre les négociations de paix qu'il a initiées avec les rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
"Je veux une Colombie en paix et prospère à jamais", a-t-il dit dans une adresse à la nation.
"Je suis candidat parce que je suis convaincu que nous avons progressé suffisamment et qu'il est enfin possible de parvenir à un avenir de prospérité et de paix que tous les Colombiens méritent", a-t-il insisté. "Quand on aperçoit de la lumière au fond du tunnel, on ne fait pas demi-tour."
Issu d'une des grandes familles de l'élite colombienne, Santos, journaliste de formation passé par l'université de Harvard, aux Etats-Unis, est âgé de 62 ans.
La campagne électorale qui va s'ouvrir, face à Oscar Ivan Zuluaga, candidat soutenu par l'ex-président Alvaro Uribe, devrait largement tourner autour du processus de paix entamé il y a un an après cinq décennies d'insurrection des Farc et qui se poursuit à Cuba.
Zuluaga et Uribe reprochent au président sortant de céder sur trop de points et d'offrir trop de concessions aux rebelles afin, accusent-ils, d'obtenir un accord à tout prix et d'"entrer dans les livres d'Histoire".
"Nous n'accepterons pas que nos soldats et nos policiers continuent d'être assassinés ou injustement persécutés tandis que des terroristes, des ravisseurs et des assassins se promènent en toute liberté sur les plages de La Havane", a dénoncé Zuluaga dans un communiqué diffusé après l'annonce de Santos.
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Le gouvernement colombien et les Farc sont parvenus au début du mois à un accord présenté comme fondamental sur l'avenir politique des rebelles marxistes, l'un des dossiers les plus épineux des négociations de paix en cours à Cuba.
Cet accord pourrait permettre aux Farc d'intégrer le jeu électoral.
Helen Murphy et Julia Symmes Cobb; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français
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