Les deux camps revendiquent la présidence au Honduras
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TEGUCIGALPA (Reuters) - Au Honduras, le parti du conservateur Juan Hernandez a revendiqué lundi la victoire à l'élection présidentielle de la veille, mais la principale candidate de gauche, Xiomara Castro, épouse de l'ancien chef d'Etat Manuel Zelaya, a aussi dit avoir gagné le scrutin.
Les premières estimations officielles des autorités électorales confortaient la revendication du Parti national (PNH, conservateur) en attribuant 35% des suffrages à Juan Hernandez et un peu plus de 28% à Xiomara Castro, candidate de Liberté et Refondation (Libre, socialiste) après le dépouillement dans près d'un quart des bureaux de vote.
"Je suis la présidente", a cependant annoncé Xiomara Castro, devant des partisans en liesse, en citant un sondage effectué à la sortie des urnes. Le vainqueur du scrutin, auquel s'ajoutent des élections législatives et municipales, est désigné à la majorité relative.
Les Honduriens étaient appelés aux urnes dimanche pour choisir leur nouveau président, et l'issue du scrutin s'annonçait serrée entre Juan Hernandez, issu du même parti que l'actuel chef d'Etat, Porfirio Lobo, et Xiomara Castro, dont la candidature est perçue par de nombreux observateurs comme un pas vers le retour de Manuel Zelaya dans la vie politique.
Elu en 2005 sous les couleurs du Parti libéral (PLH, centre droit), Manuel Zelaya s'est converti lors de son mandat aux idées de la gauche populiste, et l'armée l'a déposé en 2009 à la demande de la Cour suprême qui l'accusait de vouloir illégalement changer la Constitution par référendum.
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Cette année, le candidat libéral, Mauricio Villeda, ne semble pas en mesure de combler l'écart qui le sépare des deux autres candidats, ce qui annonce la fin du bipartisme entre le PNH et le PLH, qui dominent la vie politique hondurienne depuis des décennies.
Les deux principaux candidats ont défendu des programmes drastiquement opposés, en particulier sur la lutte contre la forte criminalité, largement liée aux trafic de drogue, alors que le taux d'homicide volontaire le plus important du monde, à 85 pour 100.000 habitants par an.
Cinq personnes ont par ailleurs été tuées près d'un bureau de vote à La Mosquitia, dans l'Est, mais la police a jugé que ce crime n'était pas lié aux élections. La capitale, Tegucigalpa, était calme dans la nuit de dimanche à lundi.
Gustavo Palencia, Gabriel Stargardter et Miguel Gutierrez; Julien Dury pour le service français
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