Les autorités confirment la victoire de la droite au Honduras
reuters.com

Les autorités confirment la victoire de la droite au Honduras
reuters.com
reuters.com

Les autorités confirment la victoire de la droite au Honduras
reuters.com
TEGUCIGALPA (Reuters) - Juan Hernandez, le principal candidat conservateur à la présidence du Honduras, dispose d'une avance impossible à rattraper par son adversaire de gauche, Xiomara Castro, à l'issue du scrutin du week-end, a annoncé mardi la Commission électorale.
Selon les chiffres de la Commission, après dépouillement d'environ deux tiers des urnes, Juan Hernandez, président du Congrès, a obtenu 34,08% des voix, contre 28,92% pour Xiomara Castro, épouse de l'ancien président Manuel Zelaya, déposé par l'armée en 2009.
Xiomara Castro a cependant d'ores et déjà annoncé lundi qu'elle avait remporté ce scrutin à la majorité relative, auxquels s'ajoutaient des élections législatives et municipales. Elle a dénoncé des fraudes et accuse la commission électorale de manipulation.
Avant même le dépouillement, les observateurs craignaient que la victoire soit à la fois revendiquée par Juan Hernandez, issu du même parti que l'actuel chef d'Etat, Porfirio Lobo, et Xiomara Castro, dont la candidature est perçue par de nombreux observateurs comme un pas vers le retour de Manuel Zelaya dans la vie politique.
"Nous n'acceptons pas ce résultat", a déclaré Manuel Zelaya à des journalistes. "Ils ne peuvent pas nous faire ça, ils nous volent l'élection. Nous n'utilisons pas la violence, les armes, mais nous savons comment défendre nos droits."
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Honduras et le chef de la mission d'observateurs de l'Union européenne envoyée sur place ont cependant validé le déroulement du scrutin et exhorté les candidats à en accepter le résultat.
Élu en 2005 sous les couleurs du Parti libéral (PLH, centre droit), Manuel Zelaya s'est converti lors de son mandat aux idées de la gauche populiste, et l'armée l'a déposé en 2009 à la demande de la Cour suprême qui l'accusait de vouloir illégalement changer la Constitution par référendum.
Gabriel Stargardter, Miguel Gutierrez et Gustavo Palencia; Julien Dury pour le service français
reuters.com