Karzaï suggère de repousser la présidentielle d'avril 2014
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Karzaï suggère de repousser la présidentielle d'avril 2014
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KABOUL (Reuters) - Hamid Karzaï a suggéré de repousser la date de l'élection présidentielle d'avril 2014 en Afghanistan pour éviter que le scrutin soit perturbé par la neige, confortant ses opposants dans l'idée qu'il cherche à prolonger son mandat.
Le chef de l'Etat afghan, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif, ne s'est toujours pas prononcé en faveur d'un candidat ou un autre. On s'attend à ce qu'il soutienne son frère aîné Qayum, l'un des principaux prétendants à la présidence.
Hamid Karzaï a également refusé de signer un pacte de sécurité avec les Etats-Unis qui assurerait le maintien de milliers de GIs dans le pays après 2014.
Il ne souhaite pas que l'accord soit signé avant l'élection, ce qui fait dire à ses détracteurs qu'il entend se maintenir au centre du jeu politique au moins jusqu'à la fin de sa présidence.
S'exprimant dimanche devant la chambre haute du Parlement afghan, le président de la Commission électorale indépendante, Yousof Nooristani, a déclaré que "des inquiétudes concernant la météo avaient été soulevées" à propos de l'élection d'avril.
"Même le président a suggéré que nous pourrions modifier (la date) parce qu'il a reçu des plaintes émanant de la population. Je lui ai dit que nous ne pouvions pas parce que la date est fixée par la Constitution et le code électoral."
Selon des responsables gouvernementaux, les chutes de neige, encore fréquentes en avril, pourraient empêcher les électeurs de se rendre dans les bureaux de vote. La date du scrutin avait été justement fixée pour minimiser le risque d'attaques des taliban.
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Les organisateurs du scrutin avertissent déjà que l'insécurité, le manque de scrutateurs et de moyens financiers risquent de perturber le bon déroulement du vote.
La précédente élection, en 2009, avait été entachée par de nombreuses fraudes et la corruption est répandue au sein du personnel électoral, selon des sources onusiennes et afghanes.
Les sommes promises au fonds des Nations unies destiné à financer les coûts de l'opération sont pour l'heure inférieures d'un tiers à celles de 2009.
Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont dépensé des centaines de milliards de dollars depuis 2001 dans un conflit qui n'a pas mis fin à l'insurrection des taliban.
Jessica Donati et Hamid Shalizi; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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