Le secrétaire américain à la Défense à Kaboul sans voir Karzaï
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Le secrétaire US à la Défense à Kaboul, ne verra pas Karzaï
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Le secrétaire US à la Défense à Kaboul, ne verra pas Karzaï
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par David Alexander
KABOUL (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, est arrivé samedi en Afghanistan pour une visite de deux jours pendant laquelle il ne devrait pas rencontrer le président afghan Hamid Karzaï, qui refuse de signer l'accord régissant la présence des troupes américaines après leur retrait officiel du pays en 2014.
Le chef du Pentagone a rencontré le ministre afghan de la Défense, Bismillah Khan Mohammadi, le vice-ministre de l'Intérieur et le commandant en chef de l'armée nationale afghane. Il doit aussi se rendre auprès des troupes américaines et internationales en Afghanistan, ce qu'il a présenté comme la raison principale de sa visite.
Le ministre, a expliqué un haut responsable du Pentagone, ne pense pas rencontrer le président Karzaï, qui refuse de signer l'Accord bilatéral de sécurité (BSA), pourtant avalisé par la "Loya Jirga", l'assemblée traditionnelle des dignitaires afghans.
Mercredi, Hamid Karzaï a une nouvelle fois fait savoir qu'il ne signerait pas le pacte tant que ses exigences ne seraient pas acceptées par Washington.
"L'une des choses qu'il faut bien voir, c'est la réunion ministérielle de l'Otan de la fin février (2014)", a dit Chuck Hagel à Kaboul. "Certains réponses seront demandées lors de cette réunion de l'Otan", a-t-il souligné, laissant entendre qu'il pourrait s'agir d'une date limite pour la signature du BSA par Hamid Karzaï.
Malgré les affirmations américaines selon lesquelles Hagel n'a pas l'intention de rencontrer le président afghan, le porte-parole de ce dernier, Aimal Faizi, a assuré que Washington avait sollicité la semaine dernière une telle rencontre pour le dimanche 8 décembre.
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"OPTION ZÉRO" ?
Le président Karzaï a toutefois refusé car il doit quitter l'Afghanistan ce jour-là pour une visite en Iran, a ajouté le porte-parole.
"Ce matin, on nous a encore dit qu'une rencontre pourrait avoir lieu vers 18h00", a poursuivi Aimal Faizi. "Nous avons pris des dispositions pour une rencontre tard dans la soirée, rencontre qui n'a finalement pas eu lieu. C'est aussi simple que ça."
Quelque 47.000 militaires américains sont en Afghanistan. Les Etats-Unis ont proposé aux Afghans de maintenir une force résiduelle de 8.000 hommes et d'aider les forces afghanes après la fin de la mission de l'Otan.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et la conseillère à la sécurité nationale, Susan Rice, se sont eux aussi rendus en Afghanistan pour tenter de persuader le président Karzaï de signer, mais sans succès. Chuck Hagel est le premier à se rendre à Kaboul sans l'intention d'y rencontrer le président.
Les Etats-Unis estiment que si le BSA n'est pas signé avant la fin de l'année, cela pourrait les forcer à envisager l'"option zéro", c'est-à-dire le retrait total des forces américaine à la fin 2014.
"On ne m'a pas dit de me préparer à une option zéro, mais clairement, je comprends que c'est une possibilité compte tenu de l'impasse où nous nous trouvons", a déclaré le chef d'état-major des armées, le général Martin Dempsey, lors d'une conférence de presse au Pentagone.
"INFLUENCE DÉSTABILISATRICE DE L'IRAN"
Avant d'arriver à Kaboul, Chuck Hagel se trouvait à Bahreïn pour rassurer les Etats du Golfe sur le soutien des Etats-Unis à la sécurité dans la région.
"Notre succès continuera à dépendre de la puissance militaire de l'Amérique et de la crédibilité des promesses faites à nos alliés et partenaires au Proche-Orient", a déclaré le chef du Pentagone lors d'une conférence à Manama, la capitale de Bahreïn.
Les Etats-Unis continueront à aider les réfugiés syriens ainsi que la Jordanie et la Turquie voisines, a souligné le secrétaire à la Défense, mais, a-t-il ajouté, il faudra aussi traiter la question de la montée de l'extrémisme en Syrie.
"Nous continuerons à travailler avec nos partenaires dans la région à la mise en place d'un accord politique pour mettre fin à ce conflit", a déclaré Chuck Hagel, tout en appelant à ce que l'aide à l'opposition "ne tombe pas dans les mauvaises mains."
Il a souligné que l'Iran exerçait "une influence profondément déstabilisatrice".
"Un Iran disposant de l'arme nucléaire constituerait une menace inacceptable pour la stabilité régionale et mondiale", a-t-il dit.
Il a proposé de nouvelles mesures pour améliorer la coopération en matière de sécurité dans la région, avec notamment l'autorisation qui serait donnée au Conseil de coopération du Golfe (CCG), constitué de six Etats de la région, à acheter des systèmes de défense américain en tant qu'organisation.
Avec William Maclean; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français
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