La grande coalition reconduite en Autriche
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VIENNE (Reuters) - Les deux grands partis d'Autriche, les sociaux-démocrates du SPÖ et les conservateurs de l'ÖVP, sont parvenus à un accord pour reconduire pour cinq ans leur coalition, au pouvoir depuis 2006, ont annoncé jeudi les dirigeants des deux formations.
Après avoir dominé la vie politique autrichienne depuis la Seconde Guerre mondiale, le Parti social-démocrate du chancelier Werner Faymann et le Parti populaire autrichien (ÖVP) ont enregistré lors des élections législatives en septembre leur plus faible score cumulé depuis 1945.
Ils ont réuni à eux deux à peine plus de la moitié des suffrages, ce qui a profité essentiellement à l'extrême droite, représentée par le FPÖ, qui a dépassé les 20%.
Ce résultat n'a cependant pas poussé les deux grands partis à apporter d'innovation notable dans leur accord, qui va selon eux permettre de consolider les finances publiques, tout en soutenant la croissance et l'emploi.
"On n'a pas besoin de réinventer l'Autriche, un pays prospère", a déclaré le chancelier Werner Faymann, au cours d'une conférence de presse lors de laquelle il s'est montré cordial envers le chef de file conservateur, Michael Spindelegger.
Ce dernier a précisé que, aux termes de l'accord, le déficit structurel de l'Autriche serait éliminé d'ici 2016.
La hausse de l'âge légal du départ à la retraite, un temps évoquée, n'est en revanche pas au programme, même si les deux partis ont prévu des mesures destinées à ce que l'âge moyen de départ atteigne 60 ans, contre 58,4 actuellement.
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Les deux partis se sont aussi gardés d'évoquer la question des privatisations, un des principaux points de désaccord entre sociaux-démocrates et conservateurs. Ces derniers veulent réduire la part de l'Etat dans la Poste, Telekom Austria et le groupe énergétique OMV.
"J'avais une vision un peu différente d'un 'nouveau' départ", a ironisé Werner Kogler, porte-parole des Verts sur les questions financières, sur le réseau social Twitter.
Michael Shields et Georgina Prodhan; Bertrand Boucey et Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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