Damas a transféré moins de 5% de son arsenal chimique
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AMSTERDAM (Reuters) - La Syrie a transféré à l'étranger moins de 5% de ses armes chimiques et elle ne respectera pas la date limite fixée au 5 février pour le transfert de l'ensemble de son arsenal, ont déclaré mercredi à Reuters des sources proches de la situation.
Deux cargaisons sont parties en janvier du port de Lattaquié, représentant 4,1% des près de 1.300 tonnes de produits servant à la fabrication d'armes chimiques que Damas a dit détenir.
"C'est insuffisant et on ne voit rien d'autre arriver", a déclaré l'une des sources.
Damas a accepté de détruire cet arsenal dans le cadre d'un accord négocié par les Etats-Unis et la Russie après le bombardement au gaz sarin du 21 août qui a fait plusieurs centaines de morts dans un faubourg de la capitale.
L'opération soutenue par la communauté internationale, supervisée par une mission conjointe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l'Onu, a désormais six à huit semaines de retard par rapport au calendrier initial.
En cas d'échec, la Syrie s'exposerait à des sanctions internationales, même si de telles mesures ne pourraient être décidées qu'avec l'aval de la Russie et de la Chine, qui ont jusqu'à présent toujours refusé de condamner le régime de Bachar al Assad.
Dans le rapport daté du 27 janvier qu'il a remis au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a déploré que la date limite du 31 décembre fixée pour le transfert des substances les plus dangereuses n'ait pas été respectée. Les autorités syriennes disent ne pas pouvoir garantir la sécurité des chargements.
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Michelle Nichols, Nicolas Delame pour le service français
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