Hausse de 14% du nombre de victimes civiles en Afghanistan en 2013
reuters.com

Hausse de 14% du nombre de victimes civiles en Afghanistan en 2013
reuters.com
reuters.com

Hausse de 14% du nombre de victimes civiles en Afghanistan en 2013
reuters.com
KABOUL (Reuters) - L'intensification des combats entre le gouvernement afghan et les insurgés à la faveur de retrait progressif des troupes étrangères a fait plus de 8.600 victimes civiles l'an dernier en Afghanistan, soit une hausse de 14% par rapport à 2012, annoncent les Nations unies dans un rapport publié samedi.
La cause la plus fréquente des décès est due aux bombes, mines et autres engins explosifs, actionnés par les insurgés dans les lieux publics. Ce mode opératoire est responsable d'un tiers des victimes civiles dont le nombre total s'est élevé à 2.959 morts et 5.656 blessés, selon le bilan dressé dans le rapport annuel de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua).
Trois quarts des victimes sont imputables au mouvement taliban, indique le rapport.
Dans un communiqué, le représentant spécial des Nations unies Jan Kubis demande aux insurgés taliban de "cesser d'attaquer délibérément des civils" et d'utiliser "sans discernement" des engins explosifs.
Les troupes de l'Isaf, la force internationale d'assistance à la sécurité sous commandement de l'Otan, sont responsables d'environ 3% des victimes, selon le rapport.
Si le nombre de frappes aériennes, source majeure de tension entre le président afghan Hamid Karzaï et les Etats-Unis, est en baisse de 10% (54 au total dont 19 par drones), elles sont particulièrement meurtrières, notamment pour les femmes et les enfants. Ces derniers représentent près de la moitié des victimes. Le nombre de victimes civiles imputable aux frappes de drones a plus que triplé par rapport à 2012.
Le rapport signale aussi une forte augmentation des incidents dus à la police locale afghane (PLA), créée en 2010 pour travailler dans les zones dangereuses ou reculées.
La Manua accuse la Police locale afghane d'être à l'origine de "graves violations des droits de l'homme" en toute "impunité" perpétrées notamment grâce à des soutiens de décideurs politiques au niveau national ou provincial.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le nombre de morts et de blessés liés à la PLA, notamment par exécutions sommaires ou actes de vengeance, a triplé.
L'Onu suppose que ces exactions ont été menées en toute impunité puisqu'elle n'a pas été en mesure de trouver d'information sur d'éventuelles poursuites ou mesures de suspension à l'égard des présumés coupables sur la centaine de cas portés à la connaissance des autorités.
Jessica Donatin Danielle Rouquié pour le service français
reuters.com