L'attentat au Xinjiang perpétré par cinq kamikazes
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L'attentat au Xinjiang en Chine perpétré par cinq kamikazes
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L'attentat au Xinjiang en Chine perpétré par cinq kamikazes
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PEKIN (Reuters) - L'attentat qui a fait 31 morts jeudi sur un marché en plein coeur d'Urumqi, la capitale du Xinjiang dans l'ouest de la Chine, a été commis par cinq kamikazes, rapportent vendredi les médias officiels chinois.
L'agence officielle de presse Chine nouvelle annonce parallèlement que cette attaque, sans doute la plus meurtrière dans la région, a conduit les autorités à déclencher une "campagne de répression d'un an" contre les "violentes activités terroristes".
"Cette campagne mobilisera pleinement les forces politiques et judiciaires, l'armée et la police armée au Xinjiang", précise Chine nouvelle citant les autorités régionales.
Elle sera concentrée sur "les groupes extrémistes terroristes et religieux" avec un accent particulier mis sur les caches d'armes, les ateliers de fabrication d'explosifs et les camps d'entraînement.
"Les terroristes et les extrémistes seront traqués et punis. Le gouvernement empêchera que le terrorisme et l'extrémisme se propagent à d'autres régions", ajoute Chine nouvelle.
L'attentat commis jeudi dans le centre d'Urumqi est le second attentat suicide commis dans la capitale de la province en un peu plus de trois semaines.
"Cinq suspects qui ont participé au violent attentat terroriste se sont fait exploser", rapporte le Global Times, un tabloïd géré par le Quotidien du peuple, l'organe officiel du Parti communiste chinois.
Une enquête est en cours pour identifier d'éventuelles complicités.
"A en juger par les nombreuses attaques terroristes qui ont eu lieu et les auteurs concernés, ils ont reçu le soutien de groupes terroristes hors des frontières de la Chine ainsi que de la propagande religieuse extrémiste diffusée via internet", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei lors du point de presse quotidien du ministère.
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Selon Pan Zhiping, expert de l'Asie centrale retraité de l'Académie des sciences sociales du Xinjiang, l'attentat de jeudi, qui n'a pas été revendiqué, est le plus meurtrier jamais commis dans la province.
Il estime que les activistes armés se sont formés à l'étranger, notamment auprès de groupes comme le Mouvement islamique du Turkestan oriental (MITO), et que certains d'entre eux ont acquis une expérience de combat en Syrie.
"Ils sont désormais tout à fait organisés en petites organisations très compartimentées", dit-il. "Et s'il n'est pas possible de réprimer des petites organisations, ce genre de choses va se poursuivre."
(Sui-Lee Wee, Li Hui et Paul Carsten; Bertrand Boucey, Danielle Rouquié et Henri-Pierre André pour le service français)
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