Environ 20.000 personnes prises au piège en Centrafrique
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Environ 20.000 personnes prises au piège en Centrafrique
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NATIONS UNIES (Reuters) - Environ 20.000 personnes sont prises au piège dans 16 communautés minoritaires en République centrafricaine parce qu'elles ne peuvent en partir sans risquer d'être attaquées, a déclaré le représentant de l'Onu dans le pays.
Les rebelles musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir en Centrafrique l'an dernier et commis des abus à l'encontre de la population majoritairement chrétienne qui ont entraîné une vague d'actions de vengeance de la part de milices chrétiennes dites anti-balaka.
Au total, des milliers de personnes sont mortes et environ un million de personnes ont dû fuir leur domicile.
Le général sénégalais Babacar Gaye, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, a déclaré mardi au Conseil de sécurité de l'Onu que les quelques rares communautés musulmanes restant à Bangui, la capitale, restaient confinées dans leur quartier.
"Elles sont encerclées par les anti-balaka qui non seulement empêchent les gens de partir mais coupent aussi l'approvisionnement en nourriture et en produits médicaux", a déclaré Babacar Gaye.
Il a ajouté que, selon certaines informations, les anti-balaka visaient aussi les non musulmans qui aident les populations musulmanes.
"Des éléments des forces armées centrafricaines sont impliquée dans nombre de ces incidents aux côtés des anti-balaka", a-t-il dit.
Plus de 50 personnes ont été tuée en deux jours de violences en Centrafrique, a-t-on appris mardi.
"Les besoins de protection dans le pays sont énormes", a ajouté l'envoyé spécial. "Les violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international continuent à être commises en toute impunité par tous les groupes armés et les civils ayant des armes."
Il s'est dit pessimiste pour la tenue d'élections crédibles au début de l'an prochain.
(Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)
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