Un chef séparatiste pro-russe assassiné dans l'est de l'Ukraine
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Un chef separatiste pro-russe assassine a donetsk
© Alexander Ermochenko / Reuter
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Un chef separatiste pro-russe assassine a donetsk
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MOSCOU/KIEV (Reuters) - Un des principaux chefs des rebelles séparatistes de l'est de l'Ukraine a été tué dimanche soir par l'explosion d'une bombe, ont annoncé lundi ses partisans en accusant Kiev d'avoir orchestré cet assassinat pour fragiliser le cessez-le-feu.
Arseni Pavlov, qui était de nationalité russe et se faisait surnommer "Motorola", dirigeait le bataillon rebelle "Sparta" qui a notamment participé à la bataille pour le contrôle de l'aéroport de Donetsk.
Il a été tué, ainsi que son garde du corps, par l'explosion d'une bombe dissimulée dans la cage d'ascenseur de l'immeuble dans lequel il vivait dans la grande ville du Donbass, a annoncé Edouard Bassourine, ministre de la Défense de l'autoproclamée république populaire de Donetsk.
"La bombe était placée au-dessus de la cabine. L'explosion s'est concentrée dans la cabine", a-t-il déclaré à Reuters.
"Nous avions été prévenus par nos services de renseignement que des groupes subversifs nous avaient été envoyés pour tuer des dirigeants militaires et politiques", a ajouté le chef séparatiste.
Quatre hommes masqués ont revendiqué cette attaque dans une vidéo dans laquelle ils posent à côté du drapeau d'un groupe néonazi pro-ukrainien. Ils promettent de s'en prendre par la suite à Alexandre Zakharchenko, le chef des séparatistes à Donetsk, et à Igor Plotnitsky, son pendant à Louhansk, l'autre grande ville du Donbass prorusse.
Alexandre Zakharchenko a qualifié l'assassinat d'Arseni Pavlov de déclaration de guerre et a promis de venger sa mort.
Aux yeux des médias pro-Kremlin et des rebelles, Pavlov, né en Russie il y a 33 ans, était un héros, tandis que la majorité des Ukrainiens le considéraient à l'inverse comme un symbole de la barbarie et de l'expansionnisme russe.
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En 2015, dans une interview téléphonique accordée à un journal de Kiev, un homme disant être "Motorola" s'était vanté d'avoir assassiné de ses propres mains quinze prisonniers de guerre ukrainiens.
La porte-parole des services de sécurité ukrainiens n'a pas souhaité faire de commentaire sur la mort du chef séparatiste mais plusieurs officiels ukrainiens ont laissé entendre qu'il pourrait avoir été éliminé par ses "cousins criminels" dans le cadre d'un règlement de compte interne.
(Maria Tsvetkova et Pavel Polityuk; Tangi Salaün pour le service français)
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