Deuxième journée de manifestations anti-Trump
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Deuxieme journee de manifestations anti-trump
ELIJAH NOUVELAGE
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Deuxieme journee de manifestations anti-trump
ELIJAH NOUVELAGE
par Ian Simpson et Gina Cherelus
NEW YORK/WASHINGTON (Reuters) - Pour la deuxième journée de suite, des manifestants ont défilé dans les rues de nombre de villes américaines pour protester contre la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre, exprimant les craintes de voir l'accession de l'homme d'affaires à la Maison blanche porter un coup aux droits civils dans le pays.
Sur la côte Est, il y a eu des rassemblements à Washington, à Baltimore, à Philadelphie et à New York tandis que, sur la côte Ouest, les manifestants se sont réunis à Los Angeles, à San Francisco, à Oakland et à Portland.
Dans leur grande majorité, les manifestations se déroulaient de manière pacifique et disciplinée même si des cas isolés de désobéissance civile ont été répertoriés ça et là.
Les rassemblements de ce jeudi ont été, dans leur ensemble, moins importants que ceux de mercredi, la foule bigarrée restant surtout composée d'adolescents et de jeunes adultes.
La police a mis en place dans la journée des barrières de sécurité devant le nouvel hôtel de Donald Trump à Washington, et une rangée de plots de béton maintenait les passants à distance de la Trump Tower à New York.
Dans la capitale du pays, une centaine de personnes ont manifesté non loin de la Maison blanche, où Donald Trump et Barack Obama se sont entretenus pendant une heure et demie à la Maison blanche pour préparer la transition.
Après une campagne particulièrement acrimonieuse, au cours de laquelle Donald Trump a fustigé des pans entiers de la population, dont les musulmans et les immigrés, le président élu a adopté un ton conciliant depuis sa victoire, lançant un appel à l'unité du pays.
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Il a toutefois condamné les manifestants dans un tweet : "Je viens de connaître une élection présidentielle très ouverte et réussie. Maintenant, des protestataires professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste".
Auparavant, Rudy Giuliani, ancien maire de New York et grand partisan de Donald Trump, a parlé à l'égard des contestataires de "tas d'enfants gâtés et de pleurnichards".
D'AUTRES MANIFESTATIONS PRÉVUES
Mercredi, des rassemblement anti-Trump ont eu lieu dans au moins dix villes américaines de Boston à Berkeley, où les participants ont scandé "Ce n'est pas mon président!" et "Non à Trump!".
A San Francisco, plus de 1.000 étudiants ont fait l'école buissonnière jeudi matin pour aller défiler dans le quartier financier en agitant des drapeaux arc-en-ciel représentant les communautés LGBT, mais aussi des drapeaux mexicains et des pancartes hostiles à Trump.
Plusieurs centaines d'étudiants de l'Université de l'Etat du Texas, à San Marcos, se sont rassemblés sur le campus en s'indignant de l'élection de Donald Trump.
Des appels à manifester ont été lancés pour le week-end, mais aussi pour le 20 janvier, jour de l'investiture du nouveau président.
Dans la journée, une association de défense des droits civils des musulmans américains a dit suivre de près des rapports d'incidents visant des musulmans aux Etats-Unis depuis la victoire du candidat républicain Donald Trump.
Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a appelé le président élu, qui au cours de sa campagne a un temps prôné "une fermeture totale et complète de l'entrée des musulmans aux Etats-Unis", a dénoncer ces agressions.
(Eric Faye et Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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