Sous la houlette de son nouveau PDG, Stéphane Maquaire, l’entreprise, propriété du groupe chinois Fosun, veut renouer avec les ouvertures de sites.Nommé il y a tout juste un an à la tête du Club Med, Stéphane Maquaire, 52 ans, ne cache pas être arrivé aux manettes de l’une des marques les plus emblématiques du tourisme mondial « dans un moment de tension », voire de « fracas ». Succéder à Henri Giscard d’Estaing, en poste depuis 22 ans et auteur de la montée en gamme de l’entreprise, alors qu’il était en conflit avec Fosun, le propriétaire chinois, n’avait rien de simple.
Cet ingénieur de formation, qui a effectué la quasi-totalité de sa carrière dans la distribution (notamment chez Monoprix, à l’époque aux mains de deux actionnaires en guerre ouverte, et depuis 2021 chez Carrefour au Brésil), a sans surprise choisi de quadriller le terrain pendant les trois premiers mois de son mandat, « pour [se] faire connaître des équipes ». Et, au passage, rassurer sur sa légitimité, alors que certains critiquaient son profil de « vendeur de jambons et de salades ».
Sa mission ? Renouer avec le développement des resorts, au moment où le nombre de villages avait diminué de moitié depuis 1990, de 120 à 61, au fil des fermetures d’anciens sites jugés incompatibles avec les exigences du changement de modèle. La nouvelle phase s’appuie sur des fondations solides. En 2025, le Club Med, fondé par Gérard Blitz en 1950 et développé par Gilbert Trigano dès 1954, a franchi la barre des 2,22 milliards d’euros de chiffre d’affaires, affichant une croissance de 4 % sur un an à taux de change constants.