Kiev va tester des missiles près de la Crimée, colère à Moscou
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par Alessandra Prentice
KIEV (Reuters) - L'Ukraine doit effectuer à partir de ce jeudi, et pour deux jours, des essais de missiles à proximité de la Crimée, à la colère de la Russie qui a annexé cette péninsule en 2014.
En réaction, Moscou a placé ses forces aériennes en état d'alerte élevée en Crimée.
L'initiative ukrainienne alimente les tensions avec la Russie alors que les discussions entre les deux pays, en présence de la France et de l'Allemagne, semblent dans l'impasse. Aucune solution ne paraît en vue à la crise provoquée par la présence armée de rebelles séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine depuis 2014.
L'Ukraine affirme que ces tests de missiles dans la région méridionale de Kherson, frontalière de la Crimée, sont légitimes et qu'ils seront effectués dans le respect des traités internationaux.
"Nous allons continuer à renforcer les capacités de défense de notre pays et nous poursuivrons les tests de missiles", a déclaré mercredi Oleksander Tourtchinov, secrétaire du conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine.
Le ministère russe de la Défense a accusé Kiev de chercher à créer une "situation de nervosité" et il a placé les forces aériennes en Crimée, à la fois sur terre et sur mer, en état d'alerte élevée, ont rapporté les médias russes.
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Porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a dit ne pas savoir si le président russe Vladimir Poutine avait ordonné au ministère de la Défense de préparer une éventuelle riposte militaire aux tests de missiles ukrainiens.
Il répondait à une question relative à des affirmations de médias ukrainiens, selon lesquelles le ministère russe de la Défense a informé l'envoyé militaire ukrainien que Moscou abattrait tout missile et détruirait les lanceurs si des projectiles pénétraient l'espace aérien proche de la Crimée.
"Au Kremlin, nous ne voudrions pas assister à la moindre initiative ukrainienne qui viole le droit international et qui soit susceptible de créer des conditions dangereuses pour les vols internationaux au-dessus du territoire de la Russie et des régions adjacentes", a dit Dmitri Peskov.
L'Ukraine et une grande partie de la communauté internationale ne reconnaissent pas l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014.
(Avec Andrew Osborn à Moscou; Bertrand Boucey pour le service français)
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