Obama entend défendre auprès de Trump l'accord avec Cuba
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WASHINGTON (Reuters) - Le président américain, Barack Obama, entend défendre lui-même le processus de détente enclenché avec Cuba a annoncé mardi la Maison blanche qui juge qu'un retour en arrière serait préjudiciable tant pour les Cubains que pour les Américains.
A quelques semaines du départ de Barack Obama de la Maison blanche, le gouvernement sortant cherche à pérenniser l'une de ses initiatives les plus marquantes. Or, les principales mesures ayant été prises par décret présidentiel, Donald Trump pourra les défaire à sa guise.
"Cuba a été et sera sur la liste des sujets que Barack Obama défendra comme ayant été la meilleure approche pour défendre les intérêts américains", a déclaré mardi Ben Rhodes, conseiller-adjoint à la sécurité nationale de Barack Obama.
Le président-élu Donald Trump a prévenu à plusieurs reprises qu'il n'hésiterait pas à revenir sur les accords conclus avec Cuba, notamment sur l'assouplissement de certaines restrictions pesant sur les voyages, le commerce et la finance.
"Nous pensons qu'il serait extrêmement préjudiciable de remettre en question les efforts déployés pour favoriser l'ouverture", a déclaré Ben Rhodes, estimant qu'un tel retour en arrière pénaliserait le peuple cubain, les intérêts économiques américains et la position de Washington en Amérique latine.
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Selon lui, l'annulation des accords conclus avec La Havane permettrait de renforcer à Cuba les partisans de la ligne dure.
"Nous observons de réels progrès qui améliorent la vie des Cubains. La poursuite de cette politique favorisera l'ouverture et (l'émergence) de nouvelles opportunités pour les Etats-Unis", a-t-il dit.
"Souhaitez vous vraiment annuler les projets de voyages de centaines de milliers d'Américains", a-t-il demandé.
"Souhaitez vous dire à des entreprises, à nos grandes compagnies aériennes, ou Google, ou General Electric qui sont à la recherche d'opportunités économiques à Cuba qu'elles doivent mettre fin à leurs activités ?"
Ben Rhodes, qui s'est rendu le mois dernier aux cérémonies organisées sur l'île communiste après la mort de Fidel Castro, a ajouté que les dirigeants cubains s'interrogeaient sur Donald Trump et qu'ils adoptaient à son égard une position attentiste.
(Timothy Gardner, Ayesha Rascoe et Matt Spetalnick, Nicolas Delame pour le service français)
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