D'ex-soldats contrôlent les accès à Bouaké, en Côte d'Ivoire
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ABIDJAN (Reuters) - Des coups de feu ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké, dans le centre de la Côte d'Ivoire, où d'anciens soldats ont pris position aux entrées de la ville, a-t-on appris auprès d'habitants et de sources militaires.
Des tirs nourris ont été entendus vers 02h00 du matin (02h00 GMT) avant de se calmer. Mais des habitants ont précisé que des tirs sporadiques s'étaient poursuivis jusque tard dans la matinée.
D'après un officier contacté par téléphone, ces soldats démobilisés se sont emparé d'armes dans des postes de police et se sont déployés sur les différents accès menant à Bouaké.
"La ville est sous le contrôle d'anciens (soldats) qui ont tiré des coups de feu vers 02h00 cette nuit (02h00 GMT)", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.
"Nous sommes en alerte et attendons des instructions de notre hiérarchie", a-t-il ajouté.
A Abidjan, un officier du quartier-général des forces armées ivoiriennes a indiqué que des renforts avaient été envoyés vers Bouaké.
La ville, située à 300 km environ au nord d'Abidjan, a été le siège de la rébellion nordiste déclenchée en 2002 contre l'ex-président Laurent Gbagbo jusqu'à l'investiture en 2011 d'Alassane Ouattara, l'actuel chef de l'Etat.
Vendredi matin, ses habitants sont restés chez eux et les magasins n'ont pas ouvert. "La ville est déserte. Des hommes en cagoule patrouillent la ville à bord de motos ou dans des voitures", a témoigné un enseignant vivant à Bouaké. "Ils n'attaquent pas les habitants, ils nous ont dit de rester chez nous."
(Ange Aboa, Loucoumane Coulibaly et Thierry Gouégnon; Henri-Pierre André pour le service français)
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