La trêve tient en Syrie, mais l'aide ne circule pas, selon l'Onu
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GENEVE (Reuters) - Le cessez-le-feu entré en vigueur le 30 décembre en Syrie est globalement respecté, mais il y a encore des exceptions et l'aide humanitaire ne parvient toujours pas aux zones assiégées, où les vivres se font rares, a annoncé jeudi l'émissaire de l'Onu, Staffan de Mistura.
Vingt-trois autocars et leurs chauffeurs syriens, qui ont procédé récemment à des évacuations, sont notamment retenus par des groupes armés à Foua et Kefraya, deux villages de la province d'Idlib assiégés par les rebelles, a-t-il déploré lors d'une conférence de presse.
Des combats se poursuivent en outre dans deux villages de la vallée du Barada, au nord-ouest de Damas, d'où provient la majeure partie de l'eau potable de la capitale, a poursuivi le diplomate.
Les Nations unies devraient être conviées à la conférence parrainée par la Russie et la Turquie qui doit s'ouvrir le 23 janvier à Astana, au Kazakhstan, mais les invitations n'ont pas encore été envoyées et les dates ne sont pas confirmées, a ajouté De Mistura.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont évoqué le sujet jeudi et ont également parlé des moyens à mettre en oeuvre pour consolider la trêve, lors d'un entretien téléphonique, a-t-on appris dans l'entourage du premier, à Ankara.
Les pourparlers intersyriens menés sous l'égide de l'Onu doivent par ailleurs reprendre le 8 février à Genève. A Paris, François Hollande a souhaité que l'ensemble des parties prenantes, à l'exception des groupes "fondamentalistes" et "extrémistes", y participent. "Nous devons également impliquer tous les acteurs de la région et je n'en écarte aucun", a-t-il ajouté, citant notamment l'Iran.
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(Tom Miles et Stephanie Nebehay à Genève, Tulay Karadeniz à Ankara et Marine Pennetier à Paris, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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