Barack Obama se fera discret, sauf sur les "valeurs fondamentales"
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Barack obama se fera discret, sauf sur les "valeurs fondamentales"
© Joshua Roberts / Reuters
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Barack obama se fera discret, sauf sur les "valeurs fondamentales"
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par Jeff Mason et Roberta Rampton
WASHINGTON (Reuters) - A deux jours de la fin de son mandat, Barack Obama s'est dit prêt à une année calme et prévoit de laisser son successeur gouverner tout en se réservant de faire entendre sa voix sur certaines questions "fondamentales".
A l'occasion de sa dernière conférence de presse mercredi, le président sortant a donné un bref aperçu de sa vie après le Bureau ovale, avec d'ultimes remarques sur la liberté de la presse et l'élection du 8 novembre.
Vendredi, après l'investiture du 45e président des Etats-Unis, Donald Trump, à laquelle assisteront le président et son épouse Michelle Obama, la famille Obama partira pour Palm Springs, en Californie.
"Je veux être un peu au calme et ne plus m'entendre parler autant", a déclaré Obama, qui prévoit de consacrer sa première année hors des murs de la Maison blanche à l'écriture d'un livre et à sa famille.
Premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, élu pour la première fois en 2008, Obama a salué dans le passé la position adoptée par le républicain George W. Bush, qui s'est largement abstenu de commenter en public les décisions de son successeur.
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Mais Obama se réserve toutefois un droit de parole sur certaines questions où "nos valeurs fondamentales pourraient être en jeu".
Les obstacles à l'exercice du droit de vote, les tentatives "institutionnelles de faire taire l'opposition ou la presse", et toute mesure visant à expulser les migrants en situation irrégulière qui sont arrivés enfants aux Etats-Unis figurent au nombre de ces sujets clés, a-t-il déclaré mercredi.
En 2012, le président a autorisé les immigrants venus avec leurs parents aux Etats-Unis à rester dans le pays grâce à des permis temporaires leur permettant d'aller à l'université ou de travailler. Donald Trump a promis de mettre fin à la mesure.
ESPOIR, RÉSILIENCE
A l'issue de ces vacances californiennes, la famille Obama rentrera à Washington, où Sasha, âgée de 15 ans, est au lycée. L'autre fille du président sortant, Malia, âgée de 18 ans, entrera en septembre à l'université de Harvard, après une année de césure.
Obama est revenu sur la défaite d'Hillary Clinton en novembre, candidate pour laquelle son épouse Michelle s'était engagée avec énergie. Ses filles ne se sont pas "morfondues" sur cet échec, et n'ont pas non plus versé dans le cynisme, a-t-il déclaré.
"Elles étaient déçues. Elles ont fait attention aux discours de leur mère pendant la campagne et l'ont crue, car c'était en ligne avec ce que nous avons essayé de leur enseigner à la maison", a-t-il dit. "Mais nous avons aussi tenté de leur apprendre la résilience, et nous avons essayé de leur enseigner l'espoir", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas seulement une affaire de 'No Drama Obama'", a-t-il poursuivi en référence à ses discours relativement mesurés sur la victoire de Donald Trump. "C'est vraiment ce que je crois". "En mon for intérieur, je pense que ça va aller."
(Avec Ayesha Rascoe; Julie Carriat pour le service français)
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