La nouvelle représentante des USA à l'Onu promet des changements
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© Stephanie Keith / Reuters
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NATIONS UNIES (Reuters) - Le nouvelle ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, s'est engagée vendredi à contribuer à introduire des changements en profondeur dans l'organisation.
Et elle a promis que Washington oeuvrerait avec force et conviction, avec ses alliés, en vue d'atteindre ce but.
"Notre objectif est d'apporter des bénéfices à l'Onu, et pour ce faire nous ferons preuve de force, nous ferons entendre notre voix, nous obtiendrons le soutien de nos alliés et ferons en sorte qu'ils nous soutiennent aussi", a-t-elle dit à la presse avant de présenter ses lettres de créances au nouveau secrétaire général, Antonio Guterres.
"Quant à ceux qui n'ont pas notre soutien, nous les connaissons, nous nous assurerons de leur répondre comme il convient", a-t-elle ajouté.
Nikki Haley a obtenu mardi l'approbation quasi unanime du Sénat pour occuper son poste. Beaucoup de sénateurs se sont dits impressionnés par ses réponses lors de son audition.
Elle a profité de l'occasion pour, comme l'avait fait Donald Trump durant la campagne présidentielle, critiqué le fonctionnement de l'Onu, en particulier la manière dont l'argent y est dépensé. Les Etats-Unis contribuent pour 22% à son budget.
Le choix par Donald Trump de la gouverneure de Caroline du Sud pour être la nouvelle représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies avait surpris.
Mais la nomination à ce poste d'une femme connue pour prôner la tolérance a été interprétée comme un geste d'apaisement du nouveau président à l'adresse des minorités, cibles constantes de commentaires désobligeants de sa part durant la campagne.
Fille d'immigrants venus d'Inde, Nikki Haley, 45 ans, n'a que très peu d'expérience des affaires internationales.
Elle avait en outre soutenu deux rivaux de Donald Trump durant la campagne des primaires avant de se rallier à lui du bout des lèvres. Elle déplorait qu'il ne prenne pas plus ses distances envers les suprémacistes blancs, en particulier le Ku Klux Klan, et critique constamment les immigrés clandestins.
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Nikki Haley avait attiré l'attention en 2015 en ordonnant le retrait du drapeau confédéré des jardins du parlement de l'Etat de Caroline du Sud après le massacre de neuf noirs dans une église méthodiste de Charleston.
(Michelle Nichols, Gilles Trequesser pour le service français)
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