Brexit: Divergences sur la question des droits des citoyens
reuters.com
reuters.com
LONDRES (Reuters) - Les propositions britanniques sur la garantie des droits des ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne sont trop différentes des exigences de l'Union européenne à ce sujet, estime Guy Verhofstadt, coordinateur des travaux du Parlement européen sur le Brexit.
Dans le cadre des négociations sur le Brexit, Européens et Britanniques sont d'accord pour s'attaquer en priorité à la question du droit des ressortissants étrangers et à celle d'un règlement de la question financière du divorce voulu par les Britanniques.
Dans un deuxième temps et lorsqu'un accord sera trouvé sur ces questions, les négociateurs entameront des discussions sur l'accès de la Grande-Bretagne au marché unique européen et sur les relations commerciales entre les deux parties.
Guy Verhofstadt explique dans une tribune publiée lundi par le quotidien britannique The Guardian que le Parlement européen n'est pas convaincu par l'idée que le Brexit favorisera l'Europe ou ses citoyens.
"La proposition du Royaume-Uni ne fait que confirmer ce sentiment, n'étant pas à la hauteur de son ambition de 'privilégier les citoyens'. Si elle était mise en oeuvre, cela ferait planer un nuage sombre de flou et d'incertitude sur la vie de millions d'Européens", écrit-il.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"C'est une douche froide. Cela revient à proposer que les Européens obtiennent un statut de 'résidents de pays tiers' au Royaume-Uni avec des droits moindres que ceux offerts aux citoyens britanniques dans l'ensemble de l'UE", ajoute-t-il.
Damian Green, adjoint de la Première ministre Theresa May, a expliqué sur la radio de la BBC que les ressortissants européens bénéficieraient des droits fondamentaux des citoyens européens en Grande-Bretagne mais a réaffirmé que ces droits ne pourraient pas être garantis par la Cour européenne de justice.
Ce dernier point est un sujet de discorde entre les deux parties.
Verhofstadt précise que le Parlement européen, qui dispose d'un droit de veto sur tout accord sur le Brexit, veut que les négociations soient terminées le 30 mars 2019 et qu'il n'est pas favorable à une prolongation au-delà de cette date car les élections européennes sont prévues en mai de cette même année.
(Elizabeth Piper; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com